Dora réexplorée
Depuis une semaine, on a des ballons à hélium chez nous. Un dauphin, une voiture, une barbie qu'on a déjà percée pour aspirer l'hélium et Dora l'exploratrice. J'ai jamais vraiment aimé Dora. Dora se dégonfle ces derniers jours. Elle flotte désormais dans l'appartement, explorant l'endroit au gré des courants d'air. Elle a une affection toute particulière pour ma chambre dont elle passe la porte toute seule, parfois stoppée par le fil du téléphone qui pendouille dans l'encadrure. Hier soir, nous avons frappé Dora, dans une sorte de magnifique sabbat exutoire. Six poings sur la grosse Dora. Et vas-y que je te tiens, que je t'attrape, que je te moleste et te frappe. C'était bon. On a rit. La pauvre ne savait plus où donner de la tête, perdant son air par ses microscopiques ouvertures. Dora aime les cartes de la Cisjordanie et de Gaza affichées sur le mur. Dora aurait mieux fait de tomber dans une autre maison que la notre. Je pense qu'elle finira aspirée par nos trois bouches, comme la Barbie de lundi et le dauphin de ce matin.

On part dans le nord de la Cisjordanie, visiter l'antique Sébastia et les villages du gouvernorat de Naplouse. Aujourd'hui, il fait moche.

On part dans le nord de la Cisjordanie, visiter l'antique Sébastia et les villages du gouvernorat de Naplouse. Aujourd'hui, il fait moche.
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