The perfect vagina
Je crois qu'on a atteint le comble de l'horreur, pourtant à une heure de grande écoute. Nous sommes dimanche et il n'est que 22h15. Un titre d'émission s'inscrit sur mon écran pendant ma séance de zappage : "The perfect vagina". Intrigué, je laisse la chaîne - Channel 4. Une fille sur une table d'opération, pomponnée, coiffée, maquillée, nue sous un drap, sa copine est à côté et lui tient la main. Un chirurgien d'origine indienne s'affaire entre ses cuisses, aidé d'un ou deux aides. Le chirurgien est en train de lui rétrecir les lèvres. Une fois coupées, il les exhibe face à la caméra. "Vous voyez, c'est très élastique une fois coupé"...
Coupure pub : Vagisil, a better understanding of better intimate care.
Là, l'émission reprend et des femmes témoignent. Des copines parlent de leur vagin autour d'une table. "We are watching pornographic movies together with my husband and he wants this image of perfection...". C'est au tour de la femme accomplie d'en parler avec sa mère de 66 ans. Ah,... Brighton, un sculpteur, plutôt beau gosse, Jamie McCartney, vient de sculpter un mur de vagins qu'il moule d'après nature. Un millier de modèles différents.
It's now time for me to confront my own vagina.
Réel. Après tout, c'est un problème de santé publique.
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Réel. Après tout, c'est un problème de santé publique.
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