Versailles, Jeff Koons et Sophie Calle
Quitté Londres sous une pluie battante. Arrivé dans un pavillon délicieux de banlieue bourgeoise puis soirée arrosée. Le lendemain dans les jardins de Versailles, espérant apercevoir quelques Jeff Koons. Sans succès à moins de payer les 13,50 euros du ticket d'entrée. On se contente des Grandes Eaux. Des touristes et nous, un beau soleil. J'essaye de rassembler mes connaissances sur les statues du parc, ses bosquets et sa construction mais ce qui reste est bien maigre. L'Encelade pour une fois fonctionne. Une monumentale tête de cheval de Koons est posée au milieu de l'orangerie. Elle ne fait pas l'unanimité ici. Moi j'adore. Petit parcours versaillais avant de rejoindre la voiture. On critique les codes vestimentaires, serre-têtes et chaussures bateaux, Barbour et vestes molletonnées Cyrillus. Retour à Chaville, départ pour Paris. En train de banlieue.
Figures du bassin de Latone
J'appelle mon Israélien avec lequel les communications ont décidé de mal passer aujourd'hui. Il est déjà chez son frère à Modiin. Une cité dortoir à mi-chemin entre Jérusalem et Tel Aviv. Il y passe la semaine car il doit se rendre à Ben Gurion tôt le matin jusqu'à mi-septembre. Il a l'air d'aller. Moi aussi. Tout va bien. Le soir. Je débarque à Montparnasse pour un rendez-vous à Bastille. Je passe mon temps au téléphone, avec X et Y. Les arrivées sur Paris sont toujours chargées. Ligne 4, descente à Saint-Michel. Marche. Je comptais marcher jusqu'à Bastille mais mon rencard est déplacé vers le Carreau du Temple. On s'assoit au Progrès, rue de Bretagne. Un scandale. Quarante-cinq minutes pour être servis et un serveur mal-aimable. On s'en va pour filer dans une galerie. C'est Sophie Calle. Quelques photos sur les murs, des néons. Un espace blanc où les angles semblent avoir été gommés. Des néons. Je ne comprends pas le propos. Des photos accrochées à côté de textes, un néon de couleur par dessus. Pas forcément subjugué par la force des textes ni celle des photos. La sélection ne semble pas vraiment àla hauteur de l'image que je m'étais faite d'elle. Plus sympathique que les autres oeuvres, un panneau de carreaux de céramique façon ex-voto. Sur chaque carreau est inscrit le nom d'une maladie. L'effet de mal à l'aise est assuré dans cette environnement blanc de clinique. Quelques énergumènes mondains sans intérêt apparent déambulent dans l'espace blanc.
Figures du bassin de Latone
On rentre par une porte dérobée chez Emmanuel Perrotin. Un drôle de monde. Quelques oeuvres pas bouleversantes, des installations vidéos, une table de jardin à trous, une peinture sanglante, un canapé de planches de mousse superposées. Un jardin au premier étage, des palmiers, une pelouse, des petits fours. La bouffe est bonne, du champagne. Berry est là, le producteur et collectioneur, plus âgé que je ne me l'imaginais. Des têtes connues mais pas assez pour que je puisse me rappeler de leurs noms. Des pédés, des pédés, des pédés... On me présente à droite à gauche. Un charmant garçon qui bosse dans la même nébuleuse que moi, ça crée des liens. On dirait que je fais mouche. Il enverra un sms à mon chaperon du soir pour dire combien j'étais "merveilleux". Lovely.
Bassin de l'Encelade
On s'échappe après la dernière bouteille de champagne pour faire une rapide tournée des bars. Un appartement rue Montorgueuil en travaux, une délicieuse garçonnière au dessus des passants. Il sent la peinture et le joint roulé là par un garçon inconnu. On redescend, je dois prendre mon train. Il est 01:05, le train pour Versailles-Chantiers part et moi dedans joue avec mon portable. SMS pour m'excuser de n'être pas allé au Batofar. Une table, un ancien mec, des amis, un cocktail parfait. Je loupe cette soirée malgré l'envie d'y aller. Le dernier train n'attend pas.
Bassin de Flore
Figures du bassin d'Apollon
Le Split Rocker de Jeff Koons
Figures du bassin de Latone J'appelle mon Israélien avec lequel les communications ont décidé de mal passer aujourd'hui. Il est déjà chez son frère à Modiin. Une cité dortoir à mi-chemin entre Jérusalem et Tel Aviv. Il y passe la semaine car il doit se rendre à Ben Gurion tôt le matin jusqu'à mi-septembre. Il a l'air d'aller. Moi aussi. Tout va bien. Le soir. Je débarque à Montparnasse pour un rendez-vous à Bastille. Je passe mon temps au téléphone, avec X et Y. Les arrivées sur Paris sont toujours chargées. Ligne 4, descente à Saint-Michel. Marche. Je comptais marcher jusqu'à Bastille mais mon rencard est déplacé vers le Carreau du Temple. On s'assoit au Progrès, rue de Bretagne. Un scandale. Quarante-cinq minutes pour être servis et un serveur mal-aimable. On s'en va pour filer dans une galerie. C'est Sophie Calle. Quelques photos sur les murs, des néons. Un espace blanc où les angles semblent avoir été gommés. Des néons. Je ne comprends pas le propos. Des photos accrochées à côté de textes, un néon de couleur par dessus. Pas forcément subjugué par la force des textes ni celle des photos. La sélection ne semble pas vraiment àla hauteur de l'image que je m'étais faite d'elle. Plus sympathique que les autres oeuvres, un panneau de carreaux de céramique façon ex-voto. Sur chaque carreau est inscrit le nom d'une maladie. L'effet de mal à l'aise est assuré dans cette environnement blanc de clinique. Quelques énergumènes mondains sans intérêt apparent déambulent dans l'espace blanc.
Figures du bassin de Latone On rentre par une porte dérobée chez Emmanuel Perrotin. Un drôle de monde. Quelques oeuvres pas bouleversantes, des installations vidéos, une table de jardin à trous, une peinture sanglante, un canapé de planches de mousse superposées. Un jardin au premier étage, des palmiers, une pelouse, des petits fours. La bouffe est bonne, du champagne. Berry est là, le producteur et collectioneur, plus âgé que je ne me l'imaginais. Des têtes connues mais pas assez pour que je puisse me rappeler de leurs noms. Des pédés, des pédés, des pédés... On me présente à droite à gauche. Un charmant garçon qui bosse dans la même nébuleuse que moi, ça crée des liens. On dirait que je fais mouche. Il enverra un sms à mon chaperon du soir pour dire combien j'étais "merveilleux". Lovely.
Bassin de l'EnceladeOn s'échappe après la dernière bouteille de champagne pour faire une rapide tournée des bars. Un appartement rue Montorgueuil en travaux, une délicieuse garçonnière au dessus des passants. Il sent la peinture et le joint roulé là par un garçon inconnu. On redescend, je dois prendre mon train. Il est 01:05, le train pour Versailles-Chantiers part et moi dedans joue avec mon portable. SMS pour m'excuser de n'être pas allé au Batofar. Une table, un ancien mec, des amis, un cocktail parfait. Je loupe cette soirée malgré l'envie d'y aller. Le dernier train n'attend pas.
Bassin de Flore
Figures du bassin d'Apollon
Le Split Rocker de Jeff Koons
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