La plaie
Je viens de me décoller la moitié de la peau d'un pied. J'étais littéralement en train de performer sur un enchaînement de macacos quand, alors que ça devait être le dernier, la peau de mon pied a cédé au moment de retomber sur le sol. J'ai glissé sur ma propre peau, séparée de son support de chair. Malgré l'ampoule que j'avais sentie se créer au fur et à mesure de la leçon, j'ai continué. Tu n'as que ce que tu mérites...
Et j'ai l'air d'un con pour prendre ma revanche au squash demain, sans mon légendaire jeu de jambe. Là, je mens, mon jeu de jambe n'a rien de légendaire. Je réussis à courir et comme tout le monde, tout au plus.
un macaco
Me voilà donc à la maison, les pieds à l'air pour laisser sécher la plaie. La couverture sur les épaules. Un Sainte-Maure rapporté de France. C'est long un Sainte-Maure et je viens de m'en farcir le dernier tiers. Le Sainte-Maure, de Touraine, me fait penser à ma grand-mère qui a alzheimer. Elle vit à Tours. C'est pour ça, Sainte-Maure, la Touraine, Tours, ma grand-mère. Vous voyez... Voilà deux ou trois ans que je ne l'ai pas appelée. A quoi bon ? pourriez-vous me dire, plein de sarcasmes. Un verre de Montagne-Saint-Emilion très alcoolisé. When I was last home de The Do dans les oreilles pour faire comme tout le monde, le monde de France. Elisabeth Tchungi de France 24 a fait un petit topo sur The Do aujourd'hui. Ceci explique celà. Je suis dans ma chambre. Le décor est planté.
Un Sainte-Maure
Cela dit, nul besoin de planter ce décor. On écrit parfois pour ne rien dire et c'est très bien comme ça. Rien de ce que je pourrais raconter ne se passe dans ma chambre. Ma chambre n'entend que des histoires de couple tranquille. Rien qui défraye la chronique. J'y mange, comme ce soir. J'y dors, je m'y habille, j'y lis, j'y nique, j'y écris, j'y entasse mon linge sale en une montagne odorante qui ne diminue jamais. J'ai la chance de ne pas vivre dans un studio et d'avoir à faire dans ma chambre que le strict nécessaire. J'ai aussi un salon mais je vous passe les détails de ce que j'y fais.
A mouthful - l'album de The Do
Vendredi, nous sommes sortis. J'avais décidé de ne pas trop boire. Un petit dîner en amoureux sur une terrasse. Le premier dîner en terrasse de l'année. C'était une chaude soirée de printemps. Link puis Dolphin puis Toys Bar. Plein à craquer. On n'est pas encore lassé de ce club devenu une sorte de repaire de Français. De nous. Les excès de la semaine précédente, tragique épisode d'un vomi à même le zinc du bar, forfait commis par une demoiselle, ont laissé place à une saine et progressive descente dans un alcoolisme passager, le temps d'une soirée. C'était l'anniversaire de chépaki, une membre de jenesékelle agence de l'ONU ou quelconque ONG. On aurait cru qu'une entière soirée OCHA s'était déversée dans le sous-sol du Toys. Même internationaux, même débauche d'alcool. Heureusement, quand la musique est bonne. Je vais aux toilettes. Je me surprends à y attendre je ne sais quoi. Une surprise, peut-être un beau mec que j'ai vu. Peut-être rien que quelque chose que je pourrai ensuite excuser par l'alcool.
3h15. On s'en va. Laissant les plus téméraires d'entre nous vider leurs derniers shots. Pour certain la coupe est pleine et la chute est rude, sur le sol, plusieurs fois.
Ce qui était fou ce vendredi 8 mars, un jour après l'attentat de la yeshiva Merkaz Harav, c'est qu'il y avait plus de militaires et de policiers dans les rues que de jeunes sortis pour boire dans les bars. Jérusalem fourmille de jeeps des garde-frontières, de voitures hurlantes de police et d'hélicoptères vrombissant dans la nuit. A chaque carrefour, dans chaque rue, à l'entrée de chaque bar, un vigile, un policier, un homme en arme. Où les ont-ils tous trouvés ? Cet attentat a été un coup de pied dans la fourmilière. Il n'y en avait pas eu depuis 4 ans à Jérusalem. Aujourd'hui encore on a entendu les sirènes tout l'après-midi. L'approche de la fête juive de Pourim ne devrait pas permettre au dispositif sécuritaire de s'alléger.
Quoi qu'il en soit, une amie a quand même réussi à passer de Ramallah à Jérusalem, en voiture et sans aucun papier d'identité, alors que le bouclage total des Territoires Palestiniens avait été décrété vendredi matin.
Mais que fait la police ???
Et j'ai l'air d'un con pour prendre ma revanche au squash demain, sans mon légendaire jeu de jambe. Là, je mens, mon jeu de jambe n'a rien de légendaire. Je réussis à courir et comme tout le monde, tout au plus.
un macaco Me voilà donc à la maison, les pieds à l'air pour laisser sécher la plaie. La couverture sur les épaules. Un Sainte-Maure rapporté de France. C'est long un Sainte-Maure et je viens de m'en farcir le dernier tiers. Le Sainte-Maure, de Touraine, me fait penser à ma grand-mère qui a alzheimer. Elle vit à Tours. C'est pour ça, Sainte-Maure, la Touraine, Tours, ma grand-mère. Vous voyez... Voilà deux ou trois ans que je ne l'ai pas appelée. A quoi bon ? pourriez-vous me dire, plein de sarcasmes. Un verre de Montagne-Saint-Emilion très alcoolisé. When I was last home de The Do dans les oreilles pour faire comme tout le monde, le monde de France. Elisabeth Tchungi de France 24 a fait un petit topo sur The Do aujourd'hui. Ceci explique celà. Je suis dans ma chambre. Le décor est planté.
Un Sainte-Maure Cela dit, nul besoin de planter ce décor. On écrit parfois pour ne rien dire et c'est très bien comme ça. Rien de ce que je pourrais raconter ne se passe dans ma chambre. Ma chambre n'entend que des histoires de couple tranquille. Rien qui défraye la chronique. J'y mange, comme ce soir. J'y dors, je m'y habille, j'y lis, j'y nique, j'y écris, j'y entasse mon linge sale en une montagne odorante qui ne diminue jamais. J'ai la chance de ne pas vivre dans un studio et d'avoir à faire dans ma chambre que le strict nécessaire. J'ai aussi un salon mais je vous passe les détails de ce que j'y fais.
A mouthful - l'album de The Do Vendredi, nous sommes sortis. J'avais décidé de ne pas trop boire. Un petit dîner en amoureux sur une terrasse. Le premier dîner en terrasse de l'année. C'était une chaude soirée de printemps. Link puis Dolphin puis Toys Bar. Plein à craquer. On n'est pas encore lassé de ce club devenu une sorte de repaire de Français. De nous. Les excès de la semaine précédente, tragique épisode d'un vomi à même le zinc du bar, forfait commis par une demoiselle, ont laissé place à une saine et progressive descente dans un alcoolisme passager, le temps d'une soirée. C'était l'anniversaire de chépaki, une membre de jenesékelle agence de l'ONU ou quelconque ONG. On aurait cru qu'une entière soirée OCHA s'était déversée dans le sous-sol du Toys. Même internationaux, même débauche d'alcool. Heureusement, quand la musique est bonne. Je vais aux toilettes. Je me surprends à y attendre je ne sais quoi. Une surprise, peut-être un beau mec que j'ai vu. Peut-être rien que quelque chose que je pourrai ensuite excuser par l'alcool.
3h15. On s'en va. Laissant les plus téméraires d'entre nous vider leurs derniers shots. Pour certain la coupe est pleine et la chute est rude, sur le sol, plusieurs fois.
Ce qui était fou ce vendredi 8 mars, un jour après l'attentat de la yeshiva Merkaz Harav, c'est qu'il y avait plus de militaires et de policiers dans les rues que de jeunes sortis pour boire dans les bars. Jérusalem fourmille de jeeps des garde-frontières, de voitures hurlantes de police et d'hélicoptères vrombissant dans la nuit. A chaque carrefour, dans chaque rue, à l'entrée de chaque bar, un vigile, un policier, un homme en arme. Où les ont-ils tous trouvés ? Cet attentat a été un coup de pied dans la fourmilière. Il n'y en avait pas eu depuis 4 ans à Jérusalem. Aujourd'hui encore on a entendu les sirènes tout l'après-midi. L'approche de la fête juive de Pourim ne devrait pas permettre au dispositif sécuritaire de s'alléger.
Quoi qu'il en soit, une amie a quand même réussi à passer de Ramallah à Jérusalem, en voiture et sans aucun papier d'identité, alors que le bouclage total des Territoires Palestiniens avait été décrété vendredi matin.
Mais que fait la police ???
Publicité