Assassinat ciblé à la boulangerie
Tags : Territoires Palestiniens Assassinat
Un important dirigeant du Jihad Islamique vient d'être abattu il y a quelques heures à Bethléem, devant une boulangerie du centre ville. Une unité d'élite de l'armée israélienne, les moustaaribin - les arabisants - a littéralement "douché" la dayhatsu rouge de Mohammed Shahadeh, le tuant lui et les trois autres passagers, des membres des Brigades Al Quds et des Brigades des martyrs d'Al Aqsa. Après plus de 10 ans dans les prisons israéliennes, Shahadeh était en cavale depuis 1989. Près de vingt ans passé en fugitif dans un territoire palestinien grand comme un gros département français. Pour être abattu dans le centre de Bethléem. A l'agence de presse palestinienne MAAN, il déclarait hier qu'Israël "ne souhaitait pas l'arrêter mais bien l'éliminer".
La semaine dernière déjà, dans l'incursion à Bethléem qui avait immédiatement suivi l'attentat à la yeshiva Merkaz Harav, sa maison avait été rasée. Cette fois, les blindés israéliens sont aussi rentrés dans Bethléem pour couvrir la retraite du commando. Celui-ci, pour être sûr de n'avoir pas loupé sa cible, est revenu vers la voiture pour la cribler à nouveau de balles.
Alors qu'une trêve tacite a cours depuis samedi, au moins à Gaza, cet événement permet difficilement de croire au processus de négociation en cours. Quand bien même les actions antérieures de Mohammed Shahadeh (dont je n'arrive pas à trouver la bio complète, il faudra attendre demain). La poursuite de la colonisation à Jérusalem-Est et la relance d'anciens projets à Givat Zeev, Neve Yaakov, Har Homa, n'apportent également aucun crédit aux dires israéliens sur la volonté d'avancer vers la paix. Sur ces terres, la violence appelle la violence. Les responsables du Jihad islamique et du Hamas, engagés dans une initiative égyptienne incluant Israël pour une trêve globale et simultanée assurent qu'il "n'y aura pas de trêve tant que les assassinats ciblés continueront". Ehoud Olmert, niant qu'il y ait jamais eu un quelconque accord de trêve, même tacite, s'était préalablement lavé les mains de toutes actions ciblées contre des activistes palestiniens. On ne pourra donc lui imputer la responsabilité d'avoir rompu une trêve qui "n'était pas en vigueur".
Un terroriste pour les uns, un résistant pour les autres. Ce qu'on aime ici, c'est l'impression de progrès. Un pas en avant, trois pas arrière. Qui de la poule ou de l'oeuf ou l'art d'une dialectique stérile.
Le centre de Bethléem est à vingt minutes de chez moi. Ca me fait penser à tous ces films sur la mafia sicilienne... Avec un bon point cette fois-ci pour les services de renseignements israéliens : pour une fois qu'un hélico Apache ne tire pas de roquette sur la mauvaise voiture en tuant 4 civils, après avoir été mal informé.
Un important dirigeant du Jihad Islamique vient d'être abattu il y a quelques heures à Bethléem, devant une boulangerie du centre ville. Une unité d'élite de l'armée israélienne, les moustaaribin - les arabisants - a littéralement "douché" la dayhatsu rouge de Mohammed Shahadeh, le tuant lui et les trois autres passagers, des membres des Brigades Al Quds et des Brigades des martyrs d'Al Aqsa. Après plus de 10 ans dans les prisons israéliennes, Shahadeh était en cavale depuis 1989. Près de vingt ans passé en fugitif dans un territoire palestinien grand comme un gros département français. Pour être abattu dans le centre de Bethléem. A l'agence de presse palestinienne MAAN, il déclarait hier qu'Israël "ne souhaitait pas l'arrêter mais bien l'éliminer".
La semaine dernière déjà, dans l'incursion à Bethléem qui avait immédiatement suivi l'attentat à la yeshiva Merkaz Harav, sa maison avait été rasée. Cette fois, les blindés israéliens sont aussi rentrés dans Bethléem pour couvrir la retraite du commando. Celui-ci, pour être sûr de n'avoir pas loupé sa cible, est revenu vers la voiture pour la cribler à nouveau de balles.
Alors qu'une trêve tacite a cours depuis samedi, au moins à Gaza, cet événement permet difficilement de croire au processus de négociation en cours. Quand bien même les actions antérieures de Mohammed Shahadeh (dont je n'arrive pas à trouver la bio complète, il faudra attendre demain). La poursuite de la colonisation à Jérusalem-Est et la relance d'anciens projets à Givat Zeev, Neve Yaakov, Har Homa, n'apportent également aucun crédit aux dires israéliens sur la volonté d'avancer vers la paix. Sur ces terres, la violence appelle la violence. Les responsables du Jihad islamique et du Hamas, engagés dans une initiative égyptienne incluant Israël pour une trêve globale et simultanée assurent qu'il "n'y aura pas de trêve tant que les assassinats ciblés continueront". Ehoud Olmert, niant qu'il y ait jamais eu un quelconque accord de trêve, même tacite, s'était préalablement lavé les mains de toutes actions ciblées contre des activistes palestiniens. On ne pourra donc lui imputer la responsabilité d'avoir rompu une trêve qui "n'était pas en vigueur".
Un terroriste pour les uns, un résistant pour les autres. Ce qu'on aime ici, c'est l'impression de progrès. Un pas en avant, trois pas arrière. Qui de la poule ou de l'oeuf ou l'art d'une dialectique stérile.
Le centre de Bethléem est à vingt minutes de chez moi. Ca me fait penser à tous ces films sur la mafia sicilienne... Avec un bon point cette fois-ci pour les services de renseignements israéliens : pour une fois qu'un hélico Apache ne tire pas de roquette sur la mauvaise voiture en tuant 4 civils, après avoir été mal informé.
Publicité