Pays de merde
Ca fait trois ans que je suis parti de France. Généralement, quand je reviens, je saisi le moindre truc pour dire "la France, quel pays de merde !". Je sais pourtant la relative chance qu'on a d'avoir un pays comme le nôtre. Aujourd'hui, j'étais chez le coiffeur. En sortant, je me suis dis : "Israël, pays de merde !". Je suis encore tombé sur un des ces imbuvables racistes. Discussions habituelles de salon de coiffure. Une petite vieille passe dans le miroir. J'aime les petites vieilles qui passent. Il me demande d'où je viens. Il me dit qu'il a ses grands-parents en France. Je lui demande s'il leur rend visite et s'il aime Paris. Il me fait signe que non, que les Arabes sont le problème. La voiture de sa grand-mère a été taggée avec un "sale juif", me dit-il en français. Les arabes sont le problème. Les Israéliens que j'ai rencontrés ce week-end n'ont eu que ce mot là à la bouche. Les arabes sont le problème. La France est antisémite. La pauvre grand-mère juive "qui n'a rien fait" et c'est vrai qu'elle n'a rien fait, est la victime des arabes...
Je n'en peux plus de ce racisme ordinaire, de cette ignorance crasse, de ces incitations à la haine publiées tous les vendredi en une du Jerusalem Post. J'en ai presque pleuré avec mon Israélien. On a pas mal parlé et abouti à la conclusion qu'il ne faut surtout pas mettre les gens dans le même sac. Les quatre exemples de ce week-end, 3 militaires et un coiffeur, ne sont qu'une partie du tout. Malheureusement celle qu'on entend le plus. Celle qui fait la nique à une politique israélienne qui se fout de tout sauf de ses intérêts personnels.
Une chose est vraie et sûre, et je m'en rends compte tous les jours, la jeunesse d'ici est vide de toute motivation politique, d'envie de lutter pour ce qui pourrait être le Bien. Leurs politiciens sont pourris jusqu'à la moëlle, corrompus, égoïstes et menteur au point qu'ils ont dégoûté la jeunesse de son pays. Ces jeunes qui fuient littérament Israël - lire les propos d'Avraham Burg, l'ancien président de la Knesset, à ce sujet - vont laisser décrépir et s'enfoncer un Etat pourtant si durement acquis. C'est un grand dégoût qui se joue ici, une autodestruction. Moi je crois qu'il ne faut pas rêver, on a beau être optimiste (croire que le conflit va se régler via des négociations qui de toutes les façons ne permettront jamais à un retour aux ligne de 1967) ou pessimiste (pas de négociations et une Cisjordanie démembrée au profit des colonies), la politique actuelle les mène à une mort lente ou un crash violent sur le mur qu'ils construisent. Ne pas faire de généralités...
Sinon, il y avait un concert fabuleux de Nigel Kennedy au Tombeau des rois.
Je n'en peux plus de ce racisme ordinaire, de cette ignorance crasse, de ces incitations à la haine publiées tous les vendredi en une du Jerusalem Post. J'en ai presque pleuré avec mon Israélien. On a pas mal parlé et abouti à la conclusion qu'il ne faut surtout pas mettre les gens dans le même sac. Les quatre exemples de ce week-end, 3 militaires et un coiffeur, ne sont qu'une partie du tout. Malheureusement celle qu'on entend le plus. Celle qui fait la nique à une politique israélienne qui se fout de tout sauf de ses intérêts personnels.
Une chose est vraie et sûre, et je m'en rends compte tous les jours, la jeunesse d'ici est vide de toute motivation politique, d'envie de lutter pour ce qui pourrait être le Bien. Leurs politiciens sont pourris jusqu'à la moëlle, corrompus, égoïstes et menteur au point qu'ils ont dégoûté la jeunesse de son pays. Ces jeunes qui fuient littérament Israël - lire les propos d'Avraham Burg, l'ancien président de la Knesset, à ce sujet - vont laisser décrépir et s'enfoncer un Etat pourtant si durement acquis. C'est un grand dégoût qui se joue ici, une autodestruction. Moi je crois qu'il ne faut pas rêver, on a beau être optimiste (croire que le conflit va se régler via des négociations qui de toutes les façons ne permettront jamais à un retour aux ligne de 1967) ou pessimiste (pas de négociations et une Cisjordanie démembrée au profit des colonies), la politique actuelle les mène à une mort lente ou un crash violent sur le mur qu'ils construisent. Ne pas faire de généralités...
Sinon, il y avait un concert fabuleux de Nigel Kennedy au Tombeau des rois.
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