Quelques heures à peine
14h35. Cigarette. Je suis pas sûr qu'il soit toujours bon d'écrire avant 6h30 le matin. J'ai peu dormi, quelques heures à peine. La plage à Tel Aviv est pleine de méduses, impossible de se baigner. Voilà qui chamboule mon dimanche après-midi classique. Un concert de jazz m'attend au Tombeau des Rois. The Nigel Kennedy something. J'étais hier soir écouter au même endroit un groupe de musique sud-africaine. On en entend une, chanson, c'est comme si on les avait toutes écoutées. Un petit discours nous a rappelé ce qu'était l'apartheid. Tous les esprits auront fait le rapprochement avec ce qui se passe ici. Le mot d'ordre du Festival de musique Yabous est "Keep Jerusalem alive". C'est vrai qu'ici la ville est parfois moribonde. Ma nuit m'a perturbé. Ces soldats qui vivent à Tekoa, une colonie près de Bethléem. Je suis tombé sur le premier Israélien qui, sérieusement, me disait que la solution était de foutre le million d'arabes israéliens dehors, dans les pays de la Ligue Arabe. Délire de guerre éternelle. Il n'y aura jamais la paix. Il me dit : "Je ne veux pas la paix".
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