Quoi ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
La danse du Sabre de Kachaturian. Un air qui ne dit rien comme ça mais qui est en réalité très connu. J'ai redécouvert le site pianosociety qui permet de télécharger un certain nombre de morceaux gratos passés dans le domaine public. Si ma mémoire est bonne, un bien culturel tombe dans le domaine public 70 ans après la mort de l'auteur de l'oeuvre. Auquel s'ajoutent les années de guerre. Ca laisse donc le champ libre pour la plupart des auteurs "classiques". Semaine de musique classique donc, avec la Flûte enchantée à Ramallah. En petit format et raccourci mais avec un Papagano extraordinaire et une Reine de la nuit à bout de souffle. Il a fallu qu'elle loupe les plus hautes notes de son air le plus connu. Une n'est carrément pas sorti, et les autres fausses. Anyway, le public palestinien était amateur et la salle comble. Le lendemain, autre ambiance pour un Requiem de Mozart tout en puissance malgré l'accoustique moyenne du Cultural Palace de Ramallah. Les soixante-six choristes de la maîtrise de Londres étaient plutôt pas mal.
Interruption. Sauvegarde du billet mal effectuée.
J'ai mis mon keffieh moiré pour sortir. Barbe de 4 jours. Rien d'anormal. Il est 23h30. On quitte le retaurant Focaccia pour aller rejoindre des amis au Tuvia, qui jouxte le Shushan, le seul bar à pédés de Jérusalem. On est quatre. Ma coloc rentre sans être arrêtée par le garde de sécurité. C. rentre aussi. Il a mon âge mais a l'air d'un jeunot. J'avance la jambe pour rentrer. Le garde russe en combi noire fourrée m'arrête en me faisant reculer avec le poing. ID ! me dit-il. Il me demande mes papiers. Je lui dis non. ID ! No ! Pourquoi devrais-je lui montrer mon ID alors que mes deux amis n'ont pas eu à la montrer. Je ne la sortirai pas de mon portefeuille. Il fait venir la manager. Elle me sort que le garde demande à tout le monde son ID. J'ai la preuve que non. Deux potes que nous rejoignions à l'intérieur du bar n'ont pas eu à montrer leur ID. Je leur dis que c'est bizarre qu'à chaque fois que je porte mon keffieh, j'ai des problèmes. Du tac-au-tac elle me répond que dans son bar "on aime toutes les religions, tous les peuples, qu'on aime la paix". Menteuse ! Je fais plus âgé que les deux autres garçons qui nous accompagne. C'est une exemple flagrant de délit de faciès. Une serveuse arrive pour me parler en français. Je lui dis que c'est parce que je pourrais avoir la gueule d'un Arabe que le Russe n'a pas voulu me laisser rentrer dans le bar. Elle me dit de rentrer, que tout va bien aller, qu'elles vont faire en sorte que je passe une bonne soirée. Confronté à l'inepsie de leurs règles racistes. Je lui dis que je ne remettrai pas les pieds dans ce bar. J'y étais allé boire un coup, une fois, avant. Habillé normalement. Aucun problème.
Ca m'était arrivé une fois dans un bar de la rue Ben Shmuel. J'avais parlé avec le bartender. Qui m'avait sorti les mêmes foutaises de l'âge. J'ai donc attendu avec le gardien dehors, que les prochains clients arrivent. Un jeune couple d'Israéliens. Sous mon regard il leur demande l'ID. La fille ne l'a pas. Ils sont obligés de rebrousser chemin. Ils viennent de perdre des clients parce que ce soir là j'avais mon keffieh. Et je les ai obligés à appliquer leur règle à la lettre devant moi. Il faudrait qu'ils l'appliquent systématiquement, ou alors avouer clairement qu'ils font de la discrimination. Mon collègue, à l'ascendance arabe, qui a plus de 30 ans, s'est vu demandé son passeport, pour "vérifier son âge". La bonne blague.
Je discutais avec un ami qui me disait clairement que si je ne voulais plus de ce genre de problème je ne devais plus mettre les pieds à l'Ouest. Que la politique du Tuvia bar était la même dans tous les bars, même ceux qui se teintent volontairement d'une certaine tolérance affichée. Comme celle de proposer de la Taybeh à la pression, la seule bière palestinienne. C'est bon pour l'image, c'est sûr. Mais après avoir discuté avec le proprio d'un autre bar, le Gula, je sais que c'est surtout une question de business, d'attirer la clientèle d'expats, de "ceux qui veulent l'égalité, la tolérance et la paix"...
Interruption. Sauvegarde du billet mal effectuée.
J'ai mis mon keffieh moiré pour sortir. Barbe de 4 jours. Rien d'anormal. Il est 23h30. On quitte le retaurant Focaccia pour aller rejoindre des amis au Tuvia, qui jouxte le Shushan, le seul bar à pédés de Jérusalem. On est quatre. Ma coloc rentre sans être arrêtée par le garde de sécurité. C. rentre aussi. Il a mon âge mais a l'air d'un jeunot. J'avance la jambe pour rentrer. Le garde russe en combi noire fourrée m'arrête en me faisant reculer avec le poing. ID ! me dit-il. Il me demande mes papiers. Je lui dis non. ID ! No ! Pourquoi devrais-je lui montrer mon ID alors que mes deux amis n'ont pas eu à la montrer. Je ne la sortirai pas de mon portefeuille. Il fait venir la manager. Elle me sort que le garde demande à tout le monde son ID. J'ai la preuve que non. Deux potes que nous rejoignions à l'intérieur du bar n'ont pas eu à montrer leur ID. Je leur dis que c'est bizarre qu'à chaque fois que je porte mon keffieh, j'ai des problèmes. Du tac-au-tac elle me répond que dans son bar "on aime toutes les religions, tous les peuples, qu'on aime la paix". Menteuse ! Je fais plus âgé que les deux autres garçons qui nous accompagne. C'est une exemple flagrant de délit de faciès. Une serveuse arrive pour me parler en français. Je lui dis que c'est parce que je pourrais avoir la gueule d'un Arabe que le Russe n'a pas voulu me laisser rentrer dans le bar. Elle me dit de rentrer, que tout va bien aller, qu'elles vont faire en sorte que je passe une bonne soirée. Confronté à l'inepsie de leurs règles racistes. Je lui dis que je ne remettrai pas les pieds dans ce bar. J'y étais allé boire un coup, une fois, avant. Habillé normalement. Aucun problème.
Ca m'était arrivé une fois dans un bar de la rue Ben Shmuel. J'avais parlé avec le bartender. Qui m'avait sorti les mêmes foutaises de l'âge. J'ai donc attendu avec le gardien dehors, que les prochains clients arrivent. Un jeune couple d'Israéliens. Sous mon regard il leur demande l'ID. La fille ne l'a pas. Ils sont obligés de rebrousser chemin. Ils viennent de perdre des clients parce que ce soir là j'avais mon keffieh. Et je les ai obligés à appliquer leur règle à la lettre devant moi. Il faudrait qu'ils l'appliquent systématiquement, ou alors avouer clairement qu'ils font de la discrimination. Mon collègue, à l'ascendance arabe, qui a plus de 30 ans, s'est vu demandé son passeport, pour "vérifier son âge". La bonne blague.
Je discutais avec un ami qui me disait clairement que si je ne voulais plus de ce genre de problème je ne devais plus mettre les pieds à l'Ouest. Que la politique du Tuvia bar était la même dans tous les bars, même ceux qui se teintent volontairement d'une certaine tolérance affichée. Comme celle de proposer de la Taybeh à la pression, la seule bière palestinienne. C'est bon pour l'image, c'est sûr. Mais après avoir discuté avec le proprio d'un autre bar, le Gula, je sais que c'est surtout une question de business, d'attirer la clientèle d'expats, de "ceux qui veulent l'égalité, la tolérance et la paix"...
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