Froids bonheurs et vieux démons
J'ai quitté Jérusalem sous la neige, ou presque. Une tempête de neige s'est abattue sur mon bus hier, sur la route m'amenant vers Ben Gourion. Il faisait froid en Palestine. Et là, je me pèle. Toujours le fameux trou dans la fenêtre de ma chambre, la vitre n'a pas été remplacée. Pourtant cassée avant mon départ en Egypte, il y a trois hivers je pense. Quelques chauffages électriques semblent être cassés. J'ai dormi sans chauffage cette nuit, j'ai presque été réveillé par le froid. Heureusement ce matin, un large chauffage blanc que je n'avais pas vu dans la pièce à côté est posé là, à ma gauche, comme un petit chien fidèle, pour me réchauffer les pieds. Il fait froid ! et mon blouson de cuir n'a pas de fermeture éclair. Mais jm'en fous tellement je suis content. Je vais aller me promener, prendre le métro, manger dans une brasserie avec ma grand-mère, prendre un café avec un pote et prendre le train pour retrouver la famille. Un vrai emploi du temps de vacances. Il faut que je me trimballe vers la campagne les bras chargés de cadeaux (vous vous souvenez du samovar afghan ? bon bah voilà, il est dans mes valises). J'ai d'ailleurs failli avoir un problème aux douanes de Tel Aviv. Ils l'ont vu sur leur terrifiante machine à rayon X, la même que les notres mais en gigantesque, qui expulse les bagages à la fin en leur faisant faire un vol plané. Qu'est-ce que c'est ? C'est vieux ? Ca vient d'où ? C'est toi qui l'a empaqueté ? Bref, comme prévu, dans le R.E.R ça sentait l'oeuf pourri et en arrivant dans la ligne 11 je me suis fait pousser par un asiatique, alors que je croulais sous le poids des bagages, qui a voulu rentrer avant moi dans le métro. Quand je lui ai dit "Merci, c'est sympa ça de pousser les gens comme ça", il a fait mine de ne pas parler français. Ah le sagouin. Bref, j'étais heureux quand même. Sur le trajet du R.E.R j'ai même vu le stade de France. Là les cloches sonnent, il fait moche et mon petit chien de radiateur peine à me réchauffer, pourtant tout enroulé que je suis dans ma burqa mongole.
Tout ça, c'est bien. Je crois que j'aime Paris et les Parisiens. On dirait un slogan de Delanoë tiens !
Tout ça, c'est bien. Je crois que j'aime Paris et les Parisiens. On dirait un slogan de Delanoë tiens !
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