Je suis froid

Publié le par Qalawun

Malade comme le chien ce soir. Ca m'a pris en sortant du boulot. Je n'ai déjà fumé que trois cigarettes dans la journée, mes poumons et ma gorge n'en peuvent plus. C'est fou cette obstination que j'ai à continuer à fumer. Journée à tousser. Un doliprane 1000 m'anesthésie l'après-midi. Il est 18h, il fait nuit depuis plus d'une heure, je sors, écharpe, manteau, les mains dans les poches du pantalon. Après la côte de la Porte Neuve, les frissons viennent. Des grandes vagues paralysent les muscles que j'ai fait travailler hier soir. Tout mon dos, mes bras, mes cuisses sont saisis de crampes mi-chaudes mi-glacées. Les deux connes qui m'ont contrôlé hier matin ne sont pas là, à côté de la Porte Neuve. Heureusement. Je leur aurais fait bouffer leur M16 sinon. Avant de me rendre compte que je pouvais pas décoller les bras du corps... Enfin, je leur en aurai voulu, de me contrôler. Je décide finalement de rentrer mes mains dans les poches de mon manteau. L'opération de transfert de mains pantalon-manteau me coûte. Mes extrêmités sont gelées, le cou raidi. Je teste l'autosuggestion, la méthode Coué. Je me dis en regardant les passants qu'il ne fait pas si froid que ça. Je baisse mes épaules, décontracte le torse, respire. Je vais bien, tout va bien... C'est un échec. Sans le vouloir je reviens à ma crispation, à mon incroyable sensation de froid. Plus je descends vers Wadi al Joz, vers chez moi, plus je me dis que la maladie est quelque chose d'horrible, dans lequel on est seul. La toccata de Bach sur mes oreilles me sépare encore plus des gens dans la rue. Je pense que je fais du bruit avec ma bouche en marchant. Je grelotte et émets des sortes de sons. Les passants sont rares en fait, les rues déjà sombres. Depuis quelques jours, quand je passe près d'un lampadaire, jamais le même, il s'allume ou il s'éteint, c'est selon. J'ai peur d'avoir des tendances à l'hypocondrie - rien à voir avec le lampadaire. Une fois arrêté sur mon canapé, c'est pire. L'appart vide, les poissons qui tournent et le bruit du filtre. La vaisselle que la goudou n'a encore pas faite. Je brise quelques grosses miettes orange et vertes au dessus de l'aquarium. L'eau chauffe, celle du thé, le sachet Lipton Yellow attend patiemment dans mon mug. Hop, je suis dans mon lit, le thé, le pc. C. rentre, m'apporte un thé et un demi-pamplemousse. Adorable. Je me laisserais presque materner moi? ...
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Publié dans Jour après jour

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R
non ce n est pas trop affectif ;) J avais pas l habitude de t entendre te plaindre de la sorte c est pour ca ;) <br /> Pourquoi tant d heures ? je sais pas moi ... Pour te rendre visite un de ces 4 ^^ peut etre ;)
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P
Au niveau des courbatures le 2ème jour après l'effort est le pire ! (chez moi en tout cas) Courage Rom ! <br />  
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Q
Lol, c'est affectif Chochotte en quebécois ? :p Oui l'atmosphère le soir, c'est bizarre. Mais je te rassure ça a pas le charme de Faysal-al Matba'a un soir de février....Pkoi tant d'heures ? te tues pas à la tâche hein ! faut que je t'écrive de tte façon
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R
Ralala mon pauvre Qalawun.  Je ne sais pas poruquoi mais ton billet me fait penser qu a une seule chose.  Les nuits de fevrier a Guizeh...ca doit etre le froid et cette humidite .....les 2 soldates israelites en moins :/<br /> Faudra patienter un peu pour ton Da' 'anka loumy depuis vendredi dernier j ai bosse + de 125 heures :x  Et ca continue encore toute la semaine ^^ Si je suis toujours vivant a la fin de la semaine je te trouve ca :) <br /> Repose toi bien chochotte ;)
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