Straight
Un club de Lower Regent Street. Larges ouvertures sur la rue, une bonne centaine de Britons endimanchés attend dans la queue. Le hasard fait que mon nom est sur une guest list. L'anniversaire d'un grand gars aperçu de loin, une fois, dans ma troupe d'Israéliens. On entre. Un endroit immense, verre, bois, trois floors. Je suis frappé par les gens qui sont là et qui n'ont rien à voir avec ceux de Soho, pourtant à 500 mètres. Il y a des filles, beaucoup de filles. Plutôt mieux habillées que l'Anglaise moyenne. Moins vulgaires. Un vrai côté salope, mais moins vulgaires. Il faut voir la taille des jupes. Mais vraiment bien sapées avec de beaux talons. Et moi, j'adore les chaussures. De toute façon, tout le monde est encore à peu près joli, il n'est que 22 heures, c'est encore tôt. Ca se remplit. Les mecs sont plutôt beaux aussi. Des bons hétéros, grands, musclés, sportifs, la mèche de côté, bien léchés pour l'occasion, la main sur la hanche de la poule d'à côté, l'air supérieur, dédaigneux, qui vous lancent des Cheers mate ! à la moindre occasion, ahhh les beaux hétéros. Je viens de comprendre où je suis.
C'est un bar straight. Straight. Ca faisait longtemps que ça m'était arrivé. Les serveurs ne sont pas torses nus. Il n'y a pas de dancing pole ou de podium. Il y a de la vraie musique commerciale. En fait, il n'y a que des étudiants friqués, quelques jeunes cadres dynamiques et des touristes. Les filles dansent plutôt bien. Les hétéros eux sont un peu coinçés. Y en a même qui tapent dans leurs mains. Il n'y a rien de pire qu'un mec qui tape dans ses mains en dansant. Sans la musique on entendrait tous les petits cris poussés pour tenter de fredonner la chanson.
Sous-sol. Des basses hautes comme moi. Boum. Toilettes et leur porteur de savon. Un garçon noir. Comme toujours. Boum. Paris is much more expensive than London, entendu en pissant. L'alcool commence à taper. U. me fait du gringue. Je danse avec deux ou trois filles. Mon Israélien est plutôt excité. Double vodka redbull à 11 pounds. Trois pounds de plus qu'à l'étage supérieur. La barmaid me dit que c'est à cause de la vodka que j'ai choisie. De la Finlandia. La plus cheap. On m'entube, sans doute. Lumière noire; les Forest hills fluorescentes sont du meilleur effet, façon panneau de signalisation routière. Petit jean slim. Chemise noire. Mon Israélien me demande si je vais enterrer quelqu'un. Il abuse, mes Adidas sont quand même vachement colorées. Minuit trente. On bouge. C'est pas un vrai club.
On est sur la liste du Shadow Lounge. Encore The Shadow Lounge. F***. Il fait froid, j'ai mis mon keffieh. En fait, on est souvent au Shadow Lounge parce que le physio (ou le manager je sais pas bien) est israélien. TA connection. Il me zieute de haut en bas à chaque fois qu'on y va. Voyant mon keffieh, il me lance, ricanant, un "No Palestinians here". Je lui réponds en hébreu que j'ai froid. Quel con. Je lui demande son nom, toujours en hébreu. Trois sourires. Il a une gueule de tapette abîmée. Une gueule abîmée de tapette, je sais pas. Tapette, sans jugement de valeur, hein.
Diego, libre dans sa tête (Putain, le cd de France Gall qui tourne j'en peux plus là); une de ses belles chansons.
La fosse du Shadow. Des pédés, un environnement plus familier, un mec en kilt. Miam les kilts. J'ai soif mais mon Israélien est fatigué. On rentre. On se prend le chou dans les escaliers pour une histoire de main baladeuse. Il s'est persuadé que j'ai mis la main au paquet d'U. après lui avoir dit au revoir. Chose que je n'ai pas faite, évidemment. Mais c'est fou ce qu'il a le don pour sentir les choses. U. a passé une bonne partie de la soirée à ma dragouiller et j'aime plutôt bien me faire dragouiller. Bref. On sort. Bah tiens, justement. On croise un ancien plan d'U., Alberto je crois. Bonjour bonjour. On file. Le bus 94. Ninety-four to Acton Green. Une grosse Anglaise gueule soudainement comme un putois. Elle voulait descendre à un arrêt de bus qui a été récemment supprimé. Je m'endors. On a faim. Poulet au lait de coco. C'est les restes. La bouteille de vodka traine ouverte. Je l'ai finie avant de partir en soirée. La semaine prochaine il y a une SupermartXe. Sorte de méga party gay aux mises en scènes assez extraordinaire. Thème Under the Water pour celle du 3 octobre.
J'ai enfin décidé de reprendre la boxe. J'ai racheté des gants cet après-midi. J'ai toujours mon short de boxe thaï noir et or. Carrément Ong Bak au rabais mais bon...
C'est un bar straight. Straight. Ca faisait longtemps que ça m'était arrivé. Les serveurs ne sont pas torses nus. Il n'y a pas de dancing pole ou de podium. Il y a de la vraie musique commerciale. En fait, il n'y a que des étudiants friqués, quelques jeunes cadres dynamiques et des touristes. Les filles dansent plutôt bien. Les hétéros eux sont un peu coinçés. Y en a même qui tapent dans leurs mains. Il n'y a rien de pire qu'un mec qui tape dans ses mains en dansant. Sans la musique on entendrait tous les petits cris poussés pour tenter de fredonner la chanson.
Sous-sol. Des basses hautes comme moi. Boum. Toilettes et leur porteur de savon. Un garçon noir. Comme toujours. Boum. Paris is much more expensive than London, entendu en pissant. L'alcool commence à taper. U. me fait du gringue. Je danse avec deux ou trois filles. Mon Israélien est plutôt excité. Double vodka redbull à 11 pounds. Trois pounds de plus qu'à l'étage supérieur. La barmaid me dit que c'est à cause de la vodka que j'ai choisie. De la Finlandia. La plus cheap. On m'entube, sans doute. Lumière noire; les Forest hills fluorescentes sont du meilleur effet, façon panneau de signalisation routière. Petit jean slim. Chemise noire. Mon Israélien me demande si je vais enterrer quelqu'un. Il abuse, mes Adidas sont quand même vachement colorées. Minuit trente. On bouge. C'est pas un vrai club.
On est sur la liste du Shadow Lounge. Encore The Shadow Lounge. F***. Il fait froid, j'ai mis mon keffieh. En fait, on est souvent au Shadow Lounge parce que le physio (ou le manager je sais pas bien) est israélien. TA connection. Il me zieute de haut en bas à chaque fois qu'on y va. Voyant mon keffieh, il me lance, ricanant, un "No Palestinians here". Je lui réponds en hébreu que j'ai froid. Quel con. Je lui demande son nom, toujours en hébreu. Trois sourires. Il a une gueule de tapette abîmée. Une gueule abîmée de tapette, je sais pas. Tapette, sans jugement de valeur, hein.
Diego, libre dans sa tête (Putain, le cd de France Gall qui tourne j'en peux plus là); une de ses belles chansons.
La fosse du Shadow. Des pédés, un environnement plus familier, un mec en kilt. Miam les kilts. J'ai soif mais mon Israélien est fatigué. On rentre. On se prend le chou dans les escaliers pour une histoire de main baladeuse. Il s'est persuadé que j'ai mis la main au paquet d'U. après lui avoir dit au revoir. Chose que je n'ai pas faite, évidemment. Mais c'est fou ce qu'il a le don pour sentir les choses. U. a passé une bonne partie de la soirée à ma dragouiller et j'aime plutôt bien me faire dragouiller. Bref. On sort. Bah tiens, justement. On croise un ancien plan d'U., Alberto je crois. Bonjour bonjour. On file. Le bus 94. Ninety-four to Acton Green. Une grosse Anglaise gueule soudainement comme un putois. Elle voulait descendre à un arrêt de bus qui a été récemment supprimé. Je m'endors. On a faim. Poulet au lait de coco. C'est les restes. La bouteille de vodka traine ouverte. Je l'ai finie avant de partir en soirée. La semaine prochaine il y a une SupermartXe. Sorte de méga party gay aux mises en scènes assez extraordinaire. Thème Under the Water pour celle du 3 octobre.
J'ai enfin décidé de reprendre la boxe. J'ai racheté des gants cet après-midi. J'ai toujours mon short de boxe thaï noir et or. Carrément Ong Bak au rabais mais bon...
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