Doha, Qatar, jour 1

Publié le par Qalawun

Il a plu aujourd'hui. Le tarmac de l'aéroport de Doha est couvert de grandes flaques d'eau. Les beaux avions de Qatariya sont au parking, se reflètent dans l'eau. Il fait nuit. En arrivant d'en haut, le Qatar et Doha surgissent du noir du désert. Des lignes de lumière convergentes, quelques maisons, une ville puis la capitale. J'ai voyagé en business. J'ai gagné le million à who wants to be a millionaire. Pas du premier coup. C'est l'avantage du jeu vidéo. Une hôtesse de l'air anorexique me propose à manger. Des gambas. Les autres sont jolies. Le vol se passe bien. La nuit tombe. Atterrissage. On m'attend. Je donne mon passeport à une femme charmante qui me le rend cinq minutes plus tard avec un tampon qatari. Je n'ai pas à patienter dans la longue queue des passagers de ce soir. Un taxi est là, sur le parking de l'aéroport flambant neuf. De l'agitation. Une grosse Porsche blanche qui refuse d'avancer et un groupe de femmes en noir occupées à compter leurs valises me barrent le chemin vers le taxi. Je baisse la vitre pour respirer. Le grand drapeau denté du Qatar, couleurs vin et blanc, flotte à la sortie de l'aéroport. Engouffrés sur l'autoroute, ou la grande route, celle qui mène vers un bout de la corniche, là où est l'hôtel.  Je regarde les voitures. Dans une grosse Nissan qui nous dépasse, c'est une belle femme qui conduit. Elle est jeune, pas voilée. Assise sur le siège passager, une autre femme, légèrement plus âgée. Elle est voilée. Je m'interrogeai sur l'obligation de porter la 'abaya, cette grande tunique noire que les femmes enfilent sur leur vêtement, mais personne ne marche dans les rues à cette heure là. Il est 20h30. Il n'y a que les Indiens, Pakistanais et autres asiatiques pour marcher dans les rues à cette heure-là. Surtout pas les femmes qataries. Ici, tout est automobile. Les concessionnaires de grandes marques se succèdent sur cette autoroute. Des showrooms géantes où des dizaines de voitures sont entroposées, rutilantes. Entre chaque concessionnaire, un macdonald's, un Hardees ou un Costa Café. L'hôtel. La chambre. Immense. Il faut dormir. Entendre l'arabe de la télévision me rend heureux. C'est retrouver mon quotidien de ces quatre dernières années. Sept mois à Londres mais la vie d'avant me manque toujours. C'est comme un retour au pays sans jamais y avoir mis les pieds, au Qatar.







Publicité

Publié dans Jour après jour

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article