Un keffieh de retard
Tags : France
Il y a quelques jours, je lisais dans Le Monde dans mort annoncée du Keffieh en Palestine que la dernière usine palestinienne de fabrication de keffieh était sur le point de mettre la clé sous la porte. Cette usine textile d'Hébron souffre des effets conjugués de la situation dans les Territoires Palestiniens (restrictions de mouvement et à l'exportation principalement) et... de la concurrence chinoise. J'apprenais dans cet article que le keffieh était désormais tendance en France et dans nos capitales occidentales. Soit. Pourquoi pas.
Mais je ne m'attendais pas à en voir autant dans les rues de Paris. Une vingtaine en cinq jours. (Ca l'air d'être un phénomène qui date de plusieurs mois, au vu des lectures sur le net...) Tous plus ou moins cheap, mal tissés ou carrément imprimés. Pas très chics. Un mec splendide vu à Tel Aviv avec un keffieh noir et blanc autour du cou m'avait fait beaucoup plus d'impression. On imagine surtout la signification en Israël d'un tel geste : arborer autour du cou le symbolele plus fort de la résistance palestinienne est un summum de provocation pour un certain public. Cela dit, le garçon ressemblait plus à un émule de Balenciaga qu'à un fan de Yasser Arafat.
Promenade aux galeries Lafayette cet après-midi, avant le départ de mon Israélien pour Tel Aviv. Sous-sol - street wear je sais pas quoi - la résine plastique des mannequins brille du tout plein de couleurs des vêtements. Pas très beau. Sur un des présentoirs, un keffieh. 12,50 euros. Mauvaise qualité, fait en Chine. J'ai pris une photo. Mais l'appareil a merdé et presque toutes nos photos de vacances ont été supprimées. Damned.
Une chose est sûre : je peux encore porter mon vieux keffieh moiré omanais, payé cher il y a deux ans sur les côtes du Dhofar, au souq de Salalah. Et j'adore la baston de regards qui - tac tac - se déclenche dès que deux porteurs de keffieh se croisent.

Une fois n'est pas coutume, je mets en lien l'article de Guysen news, une agence de presse francophone (infos très partisanes, à prendre donc avec pincettes) qui soulève la problématique du keffieh : Le keffieh, c'est tendance !
A lire aussi sur un blog 7 bonnes raisons de fuir le keffieh. Des raisons qu'elles sont bonnes.
Il y a quelques jours, je lisais dans Le Monde dans mort annoncée du Keffieh en Palestine que la dernière usine palestinienne de fabrication de keffieh était sur le point de mettre la clé sous la porte. Cette usine textile d'Hébron souffre des effets conjugués de la situation dans les Territoires Palestiniens (restrictions de mouvement et à l'exportation principalement) et... de la concurrence chinoise. J'apprenais dans cet article que le keffieh était désormais tendance en France et dans nos capitales occidentales. Soit. Pourquoi pas.
Mais je ne m'attendais pas à en voir autant dans les rues de Paris. Une vingtaine en cinq jours. (Ca l'air d'être un phénomène qui date de plusieurs mois, au vu des lectures sur le net...) Tous plus ou moins cheap, mal tissés ou carrément imprimés. Pas très chics. Un mec splendide vu à Tel Aviv avec un keffieh noir et blanc autour du cou m'avait fait beaucoup plus d'impression. On imagine surtout la signification en Israël d'un tel geste : arborer autour du cou le symbolele plus fort de la résistance palestinienne est un summum de provocation pour un certain public. Cela dit, le garçon ressemblait plus à un émule de Balenciaga qu'à un fan de Yasser Arafat.
Promenade aux galeries Lafayette cet après-midi, avant le départ de mon Israélien pour Tel Aviv. Sous-sol - street wear je sais pas quoi - la résine plastique des mannequins brille du tout plein de couleurs des vêtements. Pas très beau. Sur un des présentoirs, un keffieh. 12,50 euros. Mauvaise qualité, fait en Chine. J'ai pris une photo. Mais l'appareil a merdé et presque toutes nos photos de vacances ont été supprimées. Damned.
Une chose est sûre : je peux encore porter mon vieux keffieh moiré omanais, payé cher il y a deux ans sur les côtes du Dhofar, au souq de Salalah. Et j'adore la baston de regards qui - tac tac - se déclenche dès que deux porteurs de keffieh se croisent.

Une fois n'est pas coutume, je mets en lien l'article de Guysen news, une agence de presse francophone (infos très partisanes, à prendre donc avec pincettes) qui soulève la problématique du keffieh : Le keffieh, c'est tendance !
A lire aussi sur un blog 7 bonnes raisons de fuir le keffieh. Des raisons qu'elles sont bonnes.
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