Un Israélien dans le Marais

Publié le par Qalawun

Tags : France

Je ne suis plus parisien. Même si j'essaye souvent de m'autopersuader du contraire. Et de convaincre les autres. Mais je ne passe que quelques jours par an à Paris, depuis plusieurs années maintenant. Hier donc, j'emmenais mon Israélien dans le Marais. Nous étions avec un de "mes amis du Louvre". Avoir étudié à l'Ecole du musée, ça crée des liens.


Nous avons commencé par mangé [-er mais pourquoi tant de fautes ?] dans un restaurant japonais de la rue de la Verrerie, où l'ambiance lumineuse varie, passant du rouge au jaune, au bleu, etc. Sauf qu'hier soir, ça ne marchait pas. Ou plutôt il a fallu réclamer la mise en marche de cette curiosité qui a fait la renommée de la place à sushis. On attend d'abord 15 minutes, on nous sert un kir. Après le premier quart d'heure, le kir déjà bu, on en redemande un. La serveuse tire la gueule mais consent à prendre nos verres, à nous, debouts dans l'entrée. Elle revient. Avec deux verres de kir. Seulement et nous sommes trois. Passons sur ce coup bas, cette petite radinerie de commerçant. Grandes tapettes, petites reines, malabars, okhtcha, faux intellos en caban et duffel coat, barbus, barbus et encore des barbus. On croise le grand pédé  qu'on avait vu à la station République dans l'après-midi. En face de moi, un jeune au visage glabre - ça tombe bien, je lisais que le poil n'était plus à la mode - a l'air d'un jeune barbouze qui trouverait toute sa place dans un film de genre de boules. Petit pull de la Marine, cheveux ras. On paye sans laisser de pourboire. Foudre de la serveuse qui maugrée dans sa langue d'asiatique.

Trouver un bar. Et là, c'est drôle. Le Marais ridiculisé par Tel Aviv. Ces quelques petites rues concentrées de Paris contre l'immense ville où "70% des habitants sont gay, peu ou prou". C'est là qu'avouer que "je ne suis plus parisien" me sauve. J'étais incapable de trouver un bar sympa dans le Marais. Même mon "ami du Louvre" peinait à sortir l'idée qui nous sauverait. On voulait un endroit où l'on est debout, pour boire de l'alcool, avec de la musique. C'est à dire pas un café. Pas de Marronniers, pas d'Open Café "ce truc de vieilles", pas de Le Carré. On descend au Cud, on éclate de rire. C'était une boom pour teenagers des années fluo. Puis le bar avec les dessins du dessinateur de Têtu, non ? Ca chlingue. Quelques personnes se dandinent sur une vieille disco au sous-sol. On éclate de rire encore une fois, mais un rire un peu jaune. Bref, le seul endroit accueillant a l'air d'être le Raidd. Pour changer... Bourré à craquer. Je n'ose pas descendre pour aller pisser tellement il y a de monde. Le mec se douche. Un métis latino. Bien fait mais l'air limité. Il fait la mou de Ben Stiller dans Zoolander, le "blue style". Une sorte de mou de lèvres en cul de poule. Il ne regarde personne d'autre que son reflet dans la glace ou sur l'écran au dessus du bar. En plus, il a l'air d'avoir un petit kiki.

J'apprends que le métro fonctionne jusqu'à deux heures du matin. C'est bien. Mais finalement, la soirée était très sympa, d'aveu d'Israélien.
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Publié dans Jour après jour

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D
Le quoi...? Le Marrant? Ah... Le Marais...lol... C'est vrai qu'en France nous n'avons pas la culture des Bars comme en Espagne ou au UK, mais on a aussi d'autres bons endroits, faut juste aller autour ou un peu plus loin que le IVème ;-)
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