Un soir en écoutant Leila Mourad

Publié le par Qalawun

Tags : Musique Leila Mourad

Là je suis seul chez moi. Une colocataire en Espagne, l'autre chez son Jules. Je ne suis pas allé ce soir à l'Ecole Biblique écouter l'orchestre de la fondation Edward Said - Barenboïm. Je suis encore une fois retourné à la capoeira. Ma drogue de ces temps. J'ai fait mes exercices avec Andreas, un magnifique juif espagnol. J'ai pas encore réussi mon salto arrière. Lui, oui. Quel cul.

Ce soir, un de mes poissons meurt. Il nage de côté. J'ai pourtant changé l'eau tout à l'heure pour lui apporter de l'air frais. Je les ai achetés à mon arrivée il y a maintenant plus d'un an. Six poissons de trois espèces. J'essaye de le filmer mais mon appareil ne fait plus la mise au point. J'ai déjà perdu un poisson avant l'été.

Mon Israélien a commencé à travailler dans un nouveau restaurant ce soir. Il partage son temps entre moi, la fac, le boulot. Il avait l'air assez content  de son nouveau boulot lorsqu'il m'a appelé après la capoeira. Ce matin, il n'est pas allé en cours alors que je me levais péniblement pour aller taffer. On a encore bu hier soir, au Gula. J'étais content de diner avant en tête-à-tête avec mon amie. Le vin espagnol était bon.

Le Caire. J'ai redécouvert le blog du pacha. Je n'ai que l'envie de vivre dans le Caire qu'il écrit. J'apprends que Leila Mourad avait un père juif. Et Farid al Atrash et sa soeur Asmahan étaient druzes du Liban.

J'ai pris deux jours de RTT pour la Noël que je ne passerai pas à Bethléem. J'en ai assez des bougies. Hier, j'ai récité la bénédiction de Hanouka avec mon Israélien. Je commence à lire l'hébreu seul sans trop de fautes. Il faut dire que j'étais saoûl. Les neuf bougies de couleur se consument sur le rebord de ma fenêtre pour la dernière nuit de Hanouka. Barukh ata Adonaï.

Je lisais aujourd'hui une dépêche AFP sur la colonie sauvage de Chvout Ami, plutôt un camp de jeunes adolescents qui se relaient sur une colline pour occuper le site. Plusieurs fois évacués par l'armée, plusieurs fois réinstallés. "Nous voulons faire capoter le processus de paix"  déclarait leur aîné, 18 ans, au journaliste de l'AFP. L'utilisation de ces gamins par le Yesha est évidente. La colonisation n'a pas de justification. Ni morale, ni démographique, ni politique. Ni religieux. La colonisation, c'est une abjection.


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Publié dans Jour après jour

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