L'Amoureus tourment de Guillaume de Machaut
Tags : Musique Guillaume de Machaut Lay
Enlever ses chaussures après une longue journée de boulot. Défaire sa ceinture, enlever la cravate. Verre de vodka frappée. Il est vers 22h30. Pour la première fois de ma vie j'ai assisté à un concert de musique médiévale. Le célèbre lai de Guillaume de Machaut Loyauté, que point ne delaye était chanté à l'Ecole Biblique de Jérusalem. Une oeuvre forte, un chef-d'oeuvre selon ses interprètes : un chanteur, une vielliste et un flutiste. Une musique comme dans les films sur le moyen-âge. Originale, reposante, en réalité asymptotique au sommeil profond, savante, répétitive et quasi soufie. Je conseille fortement, à petite dose. Un lai par ci par là ne fait de mal à personne. J'ai d'ailleurs réappris ce soir ce mot - le lai. C'est une sorte de récit chanté apparu vers le XIIème siècle. Guillaume de Machaut, né en 1300, est un peu notre Dante, apprenai-je aujourd'hui.
On rit en regardant l'accoutrement des musiciens, on rit sur le vieux français qu'il chante. On rit sous cape, mais trop bruyamment au goût du chanteur qui fera la remarque à la fin du concert. On a pourtant été très discrets. Mais on est au premier ranf. L'Ecole Biblique est l'occasion de voir ou revoir ces curés, pères ancestraux, chercheurs et confesseurs, en blanc, en noir, ces hommes qui consacrent leur vie à Jérusalem. J'ai toujours une impression ambiguë en leur serrant la main face aux regards parfois un peu mielleux, parfois un fuyants, parfois carrément libidineux, vous dévorant de bas en haut et surtout du milieu. Leurs vénérables barbes ne sont plus le voile de pudeur qu'elles avaient pu être. Une vie d'étude et d'abstinence... Attention à ne pas mettre tout le monde dans le même panier. J'en connais des francs du collier et qui n'ont pas pour les jeunes gens ce genre d'attirances à peine voilées. Juste pour les jeunes femmes. Non, j'exagère. Peu importe, j'aime toujours aller à l'Ecole Biblique pour y écouter de la musique.
Enlever ses chaussures après une longue journée de boulot. Défaire sa ceinture, enlever la cravate. Verre de vodka frappée. Il est vers 22h30. Pour la première fois de ma vie j'ai assisté à un concert de musique médiévale. Le célèbre lai de Guillaume de Machaut Loyauté, que point ne delaye était chanté à l'Ecole Biblique de Jérusalem. Une oeuvre forte, un chef-d'oeuvre selon ses interprètes : un chanteur, une vielliste et un flutiste. Une musique comme dans les films sur le moyen-âge. Originale, reposante, en réalité asymptotique au sommeil profond, savante, répétitive et quasi soufie. Je conseille fortement, à petite dose. Un lai par ci par là ne fait de mal à personne. J'ai d'ailleurs réappris ce soir ce mot - le lai. C'est une sorte de récit chanté apparu vers le XIIème siècle. Guillaume de Machaut, né en 1300, est un peu notre Dante, apprenai-je aujourd'hui.
On rit en regardant l'accoutrement des musiciens, on rit sur le vieux français qu'il chante. On rit sous cape, mais trop bruyamment au goût du chanteur qui fera la remarque à la fin du concert. On a pourtant été très discrets. Mais on est au premier ranf. L'Ecole Biblique est l'occasion de voir ou revoir ces curés, pères ancestraux, chercheurs et confesseurs, en blanc, en noir, ces hommes qui consacrent leur vie à Jérusalem. J'ai toujours une impression ambiguë en leur serrant la main face aux regards parfois un peu mielleux, parfois un fuyants, parfois carrément libidineux, vous dévorant de bas en haut et surtout du milieu. Leurs vénérables barbes ne sont plus le voile de pudeur qu'elles avaient pu être. Une vie d'étude et d'abstinence... Attention à ne pas mettre tout le monde dans le même panier. J'en connais des francs du collier et qui n'ont pas pour les jeunes gens ce genre d'attirances à peine voilées. Juste pour les jeunes femmes. Non, j'exagère. Peu importe, j'aime toujours aller à l'Ecole Biblique pour y écouter de la musique.
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