Québec, terre d'accueil des réfugiés afghans

Publié le par Qalawun

En me réveillant d'une petite sieste sur mon canapé, je suis tombé sur un reportage québecois tout à fait intéressant . La vie d'une famille modèle d'immigrés, réfugiés politiques, afghans. J'ai loupé le début. Des chiites Hazara, une minorité afghane aux traits asiatiques, descendant de Gengis Khan ou des rois du Kushan. Ils fuient devant l'expansion des Talibans en 1996 et se réfugient à Mazar-i Sharif, avant de partir définitivement pour le Turkménistan. Un jour d'école par semaine pour les enfants, un tableau noir brisé, un cahier, un crayon. Pas de table, ni de chaise. Jusque là, rien d'extraordinaire sous le soleil - une vie de réfugiés. Bref, ils sont pris sous la coupe d'un programme d'aide humanitaire canadien, certains enfants commencent à apprendre le français et, quatre ans après leur arrivée à Ashgabad, ils peuvent partir pour le Canada. A leur arrivée, pris en charge par le système social, on leur file des aides pour acheter des vêtements pour l'hiver, un logement, on les inscrit à des cours de français, des cours d'apprentissage d'un métier, etc. Un système global d'insertion semble être en place. Toute la famille, le père, la mère, les trois enfants travaillent, sauf le dernier trop jeune. En fait, plus que l'image de "réussite"  sûre, ou au moins d'insertion réussie, que propose le système québecois, c'est la manière dont était présenté le cas de cette famille qui m'a étonné : la famille modèle de réfugiés. Le père travaille à la fonderie, la mère prend des cours pour devenir couturière avant de se lancer seule dans la recherche d'emploi armée de ses petites annonces et de tickets de bus, l'aîné partage son temps entre école et un boulot de cuisiner, la fille entre l'école et des boulots de serveuse et vendeuse. Des semaines remplies seulement d'heures de boulot. La fille, très jolie, n'avait que son mardi soir de libre sur les sept jours de la semaine. Le travail libère ? Le reportage montrait deux choses : la soif de s'en sortir de ces réfugiés et la quasi perfection du système d'intégration. Une famille exemplaire, comme je l'ai dit, qui tout au long du reportage doit travailler pour rembourser la maison qu'ils ont achetée dans une banlieue quebécoise. Qui veut peut. Les enfants donnent la moitié de leur salaire aux parents pour rembourser l'hypothèque. C'était drôle de voir toute cette famille d'Hazara, sortis des montagnes afghanes pour s'installer au Québec. Bref, je me demandais si la même chose était possible en France. Je ne connais vraiment pas grand chose au système social français mais, même si ce reportage montrait de façon idyllique l'émigration réussie en voie d'intégration, je n'ai jamais eu l'impression que cela était possible dans notre pays, qu'il y ait autant de moyens sociaux mis en oeuvre j'entends. Je me doute que cela coûte très cher, et que tout le monde n'est pas capable d'avoir seulement quelques heures de congés par semaine, mais quand même, ça a l'air bien ce système canadien. Il y avait bien les quelques difficultés linguistiques de la mère, les brûlures du père qui travaille trop près des fourneaux, la fille qui ne maîtrise parfaitement ni le français ni le dari, sa langue "maternelle". Je me suis étonné devant ce reportage montrant tant de succès. Tout en me disant que je serais pas capable de faire autant que cette fille qui travaille so much. En veut-on quand on est réfugié ?
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Publié dans Découverte

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R
Manque plus que toi ! ;)
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