Après la politique, la beauté
Waouw ! Deux journées de folie. Un concert de musique baroque à l'école biblique de Jérusalem, le double concerto pour violons de Bach, un aller-retour en Jordanie, au King Hussein Bridge, pour acheter de l'alcool au duty free et accessoirement aller chercher le maire de notre capitale qui avait loupé son avion, boire du champagne dans une sauterie de diplomates, préparer une journée de visites et faire en sorte que toute cette journée se passe pour le mieux. Ahhh les visites officielles, la pluie en trombe sur l'esplanade des mosquées, mes mocassins trempés, des parapluies à réquisitionner, le Mufti de Jérusalem et son tarbouche, le Patriarche latin et sa calotte pourpre, la représentante de la Palestine en France, la maire de Ramallah, le négociateur du Geneva agreement et, last but not least, être assis à côté de la plus belle femme that I have ever seen in my whole life. Une italo-palestinienne, journaliste à la Rai. La perfection incarnée. Believe me, le plus extraordinaire parangon de beauté. Assis à côté d'elle, je profitais des regards orientés de toute l'assemblée. A ma droite son mari, Amore ! Pietro ! disait-elle de temps en temps dans un italien si drôle. Exercice difficile qu'être entre eux deux. Je lui ai posé la main sur la hanche quand elle m'a embrassé, sur la joue. J'en suis encore tout chose, toute cette beauté... Bref, seize longues heures de taf non-stop à passer des coups de fil, monter dans des véhicules blindés, serrer des mains et boire du café. Waouw encore. C'est presque à me faire oublier mon Noël loupé en France. Demain je rate Abou Mazen malheureusement. Mais Barenboïm joue le Clavecin bien tempéré en concert privé à Ramallah, j'y serai. Avant la fête avec les potes. Non, rien de rien, non je ne regrette rien.
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