Gay, gay, gay, Coloquons !
On a plutôt galéré pour trouver un troisième colocataire. Et c'est pas fini parce que notre choix n'est pas encore fait. Il y a une dizaine de jours je recevais à la maison un germano-colombien juif, ayant vécu aux Pays-bas puis en Allemagne pour ses études. Passionant à écouter, ce petit-homme, mais difficile à cerner. Bref, il me dit au détour de la conversation qu'un jour, il a eu à dire à sa grand-mère juive "quelque chose d'important". Sa grand-mère, une fois l'annonce faite, lui aurait répondu : "ah ! ouf ! moi qui croyait que tu allais m'annoncer que tu étais devenu catholique". Sans qu'il ait besoin de me dire ce qu'il avait annoncé à sa grand-mère, je savais qu'il était gay. La confirmation par mail est arrivée quelques jours plus tard dans les tractations pour savoir si, oui ou non, nous le prenions dans la colocation. Ma coloc lui a alors répondu que j'en étais moi aussi, de l'Internationale gay. Hier soir, on se voit avec des amis à lui, tous plus pédés les uns que les autres. Un fort Allemand, la boule rasée, l'air jovial, 35 piges au moins, des lunettes de designer. Une autre bitch russe, muette. C. ma coloc a subi le feu des trois faggots "If you were a man you'd be so cute"... Bref, j'étais intrigué de savoir si, lors de notre entrevue, il avait deviné pour moi. Absolument pas ! hu hu, je ne sais pas si ça me fait plaisir ou pas. La barbe est décidemment très troublante pour les gens d'ici. A propos, il n'a pas "encore" la nationalité israélienne, bien qu'il ait décidé, un jour ou l'autre de transformer son voyage ici en aliyah.
Deuxième cas drôle. Hier matin est arrivée une jeune femme belge des Flandres, avec deux jours de retard à cause des grèves générales israéliennes. Elle occupe la troisième chambre à la place d'Ari, le ptit mec colombio-allemand. Elle devrait rester entre une semaine et trois mois, il faut qu'on en discute. Bref, on rentre hier soir avec ma charmante coloc du restau où nous avions bu plus que la morale ne le permet. Elle rentre après nous, s'installe sur le canapé et prend un des Têtus négligemment posés sur la table basse. J'en profite donc pour lui dire : "you have to know that I'm gay". Ce à quoi elle répond : "don't worry, I'm gay too". Si c'est pas drôle ça ! un pédé et une lesbienne dans le même appart. Et ma pauvre coloc C. qui se retrouve seule straight de tout ce petit monde. Ah la la. Le problème c'est que d'aucun d'entre eux j'en aurais fait mon quatre heures.
Sinon je viens d'écouter ça, c'est encore du Charlotte Gainsbourg.
De tristes adieux, que d'illusions
Si c'est un jeu, ce sera non
Rends-moi mes lettres, et reste là
Demain peut-être, tu comprendras
Ils n'oublieront pas leurs promesses
Ils s'écriront aux mêmes adresses
Les grands amours se reconnaissent
Lorsque l'un part et l'autre reste
Deuxième cas drôle. Hier matin est arrivée une jeune femme belge des Flandres, avec deux jours de retard à cause des grèves générales israéliennes. Elle occupe la troisième chambre à la place d'Ari, le ptit mec colombio-allemand. Elle devrait rester entre une semaine et trois mois, il faut qu'on en discute. Bref, on rentre hier soir avec ma charmante coloc du restau où nous avions bu plus que la morale ne le permet. Elle rentre après nous, s'installe sur le canapé et prend un des Têtus négligemment posés sur la table basse. J'en profite donc pour lui dire : "you have to know that I'm gay". Ce à quoi elle répond : "don't worry, I'm gay too". Si c'est pas drôle ça ! un pédé et une lesbienne dans le même appart. Et ma pauvre coloc C. qui se retrouve seule straight de tout ce petit monde. Ah la la. Le problème c'est que d'aucun d'entre eux j'en aurais fait mon quatre heures.
Sinon je viens d'écouter ça, c'est encore du Charlotte Gainsbourg.
De tristes adieux, que d'illusions
Si c'est un jeu, ce sera non
Rends-moi mes lettres, et reste là
Demain peut-être, tu comprendras
Ils n'oublieront pas leurs promesses
Ils s'écriront aux mêmes adresses
Les grands amours se reconnaissent
Lorsque l'un part et l'autre reste
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