CDG, Tel Aviv, Jérusalem et moi face au Dôme
Me voilà dans une chambre d'un monastère, celui de Saint-Pierre-en-Gallicante. Là où le coq a chanté pour signifier le reniement de Pierre - gallicante. Ma cellule donne sur le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa, au dessus du Mur des lamentations. Il faut traverser la porte de Jaffa puis la porte de Sion - du prophète David - pour y arriver. Un barrage de police bloquait l'entrée du monastère. En ressortant manger à la Taverne arménienne, en face du Séminaire, on croise des troupes de jeunes filles juives et quelques groupes de touristes. Il fait nuit et bon, une vingtaine de degrés. Les 29 degrés à l'arrivée à Ben Gourion nous prouve bien le passage à autre chose. On vient me chercher dans cet aéroport où pour arriver il m'a fallu de multiples passages par les fouilles de bagages. Déchaussé, déceinturé, palpé, une fois, puis deux, encore plus en profondeur. Je passe au détecteur d'explosifs, mon pc, mon iPod, le petit tissu échantilloneur est analysé par une grosse machine. Test négatif, je respire. Le parfum que j'achète à Roissy ne m'est pas donné et passe par les services de sécurité, il doit être scellé pour que personne n'y mette d'explosif. "Il va à Tel Aviv", j'entends. Au moins, les caissières lisent les cartes d'embarquement. J'arrive et marche dans les longs couloirs de Ben Gourion, à côté de mes voisins d'avion juifs russophones. C'est la terre des papillotes. Crânes rasés sous kippa, sous chapeau, avec ces deux longues et épaisses mèches qui pendent. On emprunte la route 444 qui relie Tel aviv à Jérusalem. Elle est réservée aux Israéliens. On passe devant l'entrée d'un village palestinien, après avoir traversé la ligne verte. Entrée grillagée. Les colonies israéliennes des collines ressemblent à des villages fortifiés du sud de la France, des Carcassonne modernes aux maisons bien rangées.
L'hôtel King David se dresse toujours pas loin du Consulat. Un gros 1930 atteste de l'architecture des arts déco. Ca y est, je suis dedans, le coeur du problème, soulagé. Plein de peines aussi, mais soulagé quand même. Toujours les arrivées dans les endroits inconnus sont les mêmes. Une fois seul dans sa chambre on écoute les bruits de la ville, les klaxons surtout. On fait attention aux lumières, on écoute le bruit du néon, on découvre les bestioles qui vont dormir avec nous, ici une colonie de fourmis qui file le long des joints du carrelage des toilettes. J'ai pris une bière, palestinienne, bien meilleure que la Stella égyptienne. J'achète mon premier paquet juif, en me demandant s'il est cacher. Des L&M, rouges, on ne change pas une équipe qui gagne. Tout Paris est si loin, j'ai l'impression d'avoir traversé le temps avec la Méditerranée. Malgré ça, et pour longtemps, je garde des douleurs. Douleurs de mon coeur parisien, choppées dans les parcs, les terrasses et les soirées. Celle aussi d'un amour fini. Celles d'un été qui a été différent de tous les autres. J'ai profité de ma dernière semaine comme je l'ai pu. Ai partagé mon temps entre les amis, les plus amants qu'amis, la famille, les courses, les marches dans Paris et le stress. Aujourd'hui je suis là, fatigué, heureux d'un côté et en manque de l'autre.
L'hôtel King David se dresse toujours pas loin du Consulat. Un gros 1930 atteste de l'architecture des arts déco. Ca y est, je suis dedans, le coeur du problème, soulagé. Plein de peines aussi, mais soulagé quand même. Toujours les arrivées dans les endroits inconnus sont les mêmes. Une fois seul dans sa chambre on écoute les bruits de la ville, les klaxons surtout. On fait attention aux lumières, on écoute le bruit du néon, on découvre les bestioles qui vont dormir avec nous, ici une colonie de fourmis qui file le long des joints du carrelage des toilettes. J'ai pris une bière, palestinienne, bien meilleure que la Stella égyptienne. J'achète mon premier paquet juif, en me demandant s'il est cacher. Des L&M, rouges, on ne change pas une équipe qui gagne. Tout Paris est si loin, j'ai l'impression d'avoir traversé le temps avec la Méditerranée. Malgré ça, et pour longtemps, je garde des douleurs. Douleurs de mon coeur parisien, choppées dans les parcs, les terrasses et les soirées. Celle aussi d'un amour fini. Celles d'un été qui a été différent de tous les autres. J'ai profité de ma dernière semaine comme je l'ai pu. Ai partagé mon temps entre les amis, les plus amants qu'amis, la famille, les courses, les marches dans Paris et le stress. Aujourd'hui je suis là, fatigué, heureux d'un côté et en manque de l'autre.
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