La galette des rois
C'est un peu la maison du bonheur ici. Mais parfois, c'est fatiguant.
Je m'étais dit que ce dimanche soir j'écrirais un billet tranquille sur le blog en écoutant les trois suites anglaises, que je regarderais Delicatessen ou que je finirais la vie sexuelle d'un islamiste à Paris. Rien de tout ça. La galette des rois, préparée avec bonheur elle-aussi ce midi, a attiré autour d'elle une troupe bruyante d'amis. On les tire, ces rois. Je n'ai pas la fève et tant mieux. Elle était dans la galette la moins garnie de frangipane.
Le temps passe. Pop ! On ouvre du Laurent Perrier. Le temps passe encore. Il est 21h15 et je me suis isolé dans ma chambre pour faire avancer mon petit bout de soirée à moi. Mon dimanche soir. Il y a quelques instants je me suis échappé pour sortir les poubelles. Coup d'air frais salvateur au milieu des chats errants. Retour à l'appartement après avoir largué les poubelles dans la benne. Les néons, l'espagnol, le débit et le volume des paroles, ou les miettes de la pâte feuilletée répandues sur le sol, ou je ne sais pas quoi ont raison de moi. Je file dans ma chambre et ferme la porte. On toque. Je saute sur l'occasion qu'on me propose d'aller boire ailleurs, au calme, la soupe de poireaux que j'avais préparée dans l'après-midi. La magie des tupperware opérant, nous voilà partis, la soupe sous le bras, dans une belle maison bourgeoise de Musrara, un quartier de Jérusalem-Ouest où vivent encore quelques Palestiniens. On installe la table ronde à battants en bois foncé. On mange, au calme. J'ai l'air d'un grand père, mais non. Puis le dimanche soir, c'est un peu sacré, non ?
Il est minuit et je n'ai rien fait de ce que je voulais faire. Il est minuit et la troupe espagnole vient enfin de se dsperser. Être resté plus longtemps l'eut exposée à une très probable bronca. J'ai reçu un coup de fil de mon Israélien. "I miss you" me dit-il au bout du fil. On s'est quittés à midi...
Je m'étais dit que ce dimanche soir j'écrirais un billet tranquille sur le blog en écoutant les trois suites anglaises, que je regarderais Delicatessen ou que je finirais la vie sexuelle d'un islamiste à Paris. Rien de tout ça. La galette des rois, préparée avec bonheur elle-aussi ce midi, a attiré autour d'elle une troupe bruyante d'amis. On les tire, ces rois. Je n'ai pas la fève et tant mieux. Elle était dans la galette la moins garnie de frangipane.
Le temps passe. Pop ! On ouvre du Laurent Perrier. Le temps passe encore. Il est 21h15 et je me suis isolé dans ma chambre pour faire avancer mon petit bout de soirée à moi. Mon dimanche soir. Il y a quelques instants je me suis échappé pour sortir les poubelles. Coup d'air frais salvateur au milieu des chats errants. Retour à l'appartement après avoir largué les poubelles dans la benne. Les néons, l'espagnol, le débit et le volume des paroles, ou les miettes de la pâte feuilletée répandues sur le sol, ou je ne sais pas quoi ont raison de moi. Je file dans ma chambre et ferme la porte. On toque. Je saute sur l'occasion qu'on me propose d'aller boire ailleurs, au calme, la soupe de poireaux que j'avais préparée dans l'après-midi. La magie des tupperware opérant, nous voilà partis, la soupe sous le bras, dans une belle maison bourgeoise de Musrara, un quartier de Jérusalem-Ouest où vivent encore quelques Palestiniens. On installe la table ronde à battants en bois foncé. On mange, au calme. J'ai l'air d'un grand père, mais non. Puis le dimanche soir, c'est un peu sacré, non ?
Il est minuit et je n'ai rien fait de ce que je voulais faire. Il est minuit et la troupe espagnole vient enfin de se dsperser. Être resté plus longtemps l'eut exposée à une très probable bronca. J'ai reçu un coup de fil de mon Israélien. "I miss you" me dit-il au bout du fil. On s'est quittés à midi...
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