A l'horizon, mon delirium tremens
Le proprio veut qu'on dégage au premier novembre. Je n'ai pas répondu à ses quatre appels et ses deux sms. Le fils du proprio m'envoie un "my father wants the flat for the 1st of November". Mort de rire. Il est 1 heure du matin. Seulement. On a prévenu les voisins. On lâche plus de 13.000 USD par an à ce mec et on peut pas faire un minimum de bruit à 1 heure du matin ? Bref, on dégage à l'Ezkadenia, un restau bar dans lequel il y a une autre grosse teuf, à 5 minutes à pied de la maison. Ici, chez moi, chez nous, on a fêté mon anniversaire et celui de ma copine L. On a regardé la déculottée française. On a bu. Je n'ai pas fumé, si ce n'est les deux lattes tirées sur un join. Une débauche d'alcool, un éclairage et une musique bien mieux réussis que la dernière grosse teuf. Tout le monde a l'air de se plaire. Le gâteau d'anniversaire tombe par terre. On rigole. La salade de pâtes est dévorée, les bouteilles vidées. Je ne me souviens que de bribes de soirée, de demi-visages. Je demande si la jeune fille de Nazareth était là. On me répond que oui. Je ne m'en souviens plus.
Ezkadénia. On a emporté la bouteille de rhum Lacarni. Une pâle mais ravageuse copie du Baccardi. Personne ne se remettra de ce rhum sans de douloureux maux de tête et d'estomac. On passe l'entrée, on paye. A partir de là je ne me souviens plus de grand chose. Je me souviens avoir dansé en tentant d'enlever ma chemise. Ce que mon Israélien m'empêchait de faire : "We're not in a gay party Hamoudi". Je vais aux chiottes tant bien que mal pour essayer de pisser. J'arrive pas, trop de bruit, trop saoûl. J'y retourne deux, trois fois, je ne sais plus. On voit Levon et sa copine Kayaneh, croisés là par hasard. Qu'est-ce qu'il a maigri en un an. On rentre, il me porte à moitié. Je l'interroge. Do you love me ? Je ne m'en souviens pas mais il me le dira le lendemain.
On rentre dans l'appart déjà rangé par L. et son prince charmant. La porte des toilettes est bloquée de l'intérieur. Avec un manche à balai on essaye de faire tourner la clé en passant le bras et le manche par la fenêtre ouverte. Sans succès. Ils défonceront la porte en pleine nuit. Je vais pisser dehors. Je dors. je me réveille vers 11 heures et dit à mon Israélien : "J'ai fait un mauvais rêve, je vomissais". Il me répond que ce n'était pas un rêve... C'est la première fois en une vie que je vomis sans m'en rendre compte, sans atteindre les toilettes. Heureusement qu'il est là. Ca va mieux ensemble ces derniers jours. Mais je ne sais toujours pas quoi faire. Je passe mon samedi à dormir. J'ai du mal à manger les saucisses et les oeufs qu'ils ont préparés au réveil de 14 heures. Je m'en veux encore, d'avoir voulu me déshabiller devant tout le monde au bar, d'avoir trop bu, d'avoir oublié qui était là, tout est passé si vite. Je ne me souviens même plus avoir vu le cadeau d'L. C'était entre vendredi et samedi.
Ce qu'il y a de bien quand on se met une mine le vendredi c'est qu'il reste encore du week-end ensuite. Dimanche. Levé 11 heures, c'est bien. Je sens fort. Il faut que je me douche. Cet après-midi, lessive, sport.
Ezkadénia. On a emporté la bouteille de rhum Lacarni. Une pâle mais ravageuse copie du Baccardi. Personne ne se remettra de ce rhum sans de douloureux maux de tête et d'estomac. On passe l'entrée, on paye. A partir de là je ne me souviens plus de grand chose. Je me souviens avoir dansé en tentant d'enlever ma chemise. Ce que mon Israélien m'empêchait de faire : "We're not in a gay party Hamoudi". Je vais aux chiottes tant bien que mal pour essayer de pisser. J'arrive pas, trop de bruit, trop saoûl. J'y retourne deux, trois fois, je ne sais plus. On voit Levon et sa copine Kayaneh, croisés là par hasard. Qu'est-ce qu'il a maigri en un an. On rentre, il me porte à moitié. Je l'interroge. Do you love me ? Je ne m'en souviens pas mais il me le dira le lendemain.
On rentre dans l'appart déjà rangé par L. et son prince charmant. La porte des toilettes est bloquée de l'intérieur. Avec un manche à balai on essaye de faire tourner la clé en passant le bras et le manche par la fenêtre ouverte. Sans succès. Ils défonceront la porte en pleine nuit. Je vais pisser dehors. Je dors. je me réveille vers 11 heures et dit à mon Israélien : "J'ai fait un mauvais rêve, je vomissais". Il me répond que ce n'était pas un rêve... C'est la première fois en une vie que je vomis sans m'en rendre compte, sans atteindre les toilettes. Heureusement qu'il est là. Ca va mieux ensemble ces derniers jours. Mais je ne sais toujours pas quoi faire. Je passe mon samedi à dormir. J'ai du mal à manger les saucisses et les oeufs qu'ils ont préparés au réveil de 14 heures. Je m'en veux encore, d'avoir voulu me déshabiller devant tout le monde au bar, d'avoir trop bu, d'avoir oublié qui était là, tout est passé si vite. Je ne me souviens même plus avoir vu le cadeau d'L. C'était entre vendredi et samedi.
Ce qu'il y a de bien quand on se met une mine le vendredi c'est qu'il reste encore du week-end ensuite. Dimanche. Levé 11 heures, c'est bien. Je sens fort. Il faut que je me douche. Cet après-midi, lessive, sport.
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