Les grandes assiettes, Ben Gurion et la sécurité

Publié le par Qalawun

J'ai 16 minutes pour écrire un article. Ca devrait suffire. En fait, j'ai eu une révélations hier au restaurant. J'en profite pour dire que la majorité des restaurants de Jérusalem-Ouest applique maintenant la règle "non fumeur". Il est devenu quasi impossible de fumer dans un restau. C'est très emmerdant mais ça tombe bien, j'arrête mercredi. Oui. Mardi c'est mest 26 ans, donc j'arrête mercredi. J'achèterai des patchs demain. Ca ne sera que la quatrième ou cinquième fois que j'essaye, mais bon. Sait-on jamais, peut-être que cette fois-là sera la bonne.

Ce dont je me suis rendu compte, c'est que les assiettes dans les restaurants sont de plus en plus grandes. Et que c'est enquiquinant car les tables, elles, ne s'élargissent pas. Si on mange en tête à tête sur une table de deux personnes, on se retrouve avec la bouteille de vin, la carafe d'eau, le cendrier (quand on mange en terrasse), les couverts, la corbeille à pain, les serviettes, le sel et le poivre, l'assiette avec le beurre pour le pain, les petites choses qui m'accompagne toujours c'est à dire les clopes, les clés, le portable, les papiers, etc, et puis les deux grandes assiettes du repas. Hier, on avait en prime une sorte de grande planche à pizza avec une sorte de galette de pain grillé dessus. Ce qui m'amuse, c'est de voir l'air gêné des serveuses qui ne savent plus où poser ce qu'elles apportent. Elles essayent maladroitement de faire de la place au milieu de tout ça, faisant généralement tomber un ou deux couverts et pencher dangeureusement l'assiette qu'elles portent d'une main.

Bref, je m'insurge donc contre ces assiettes qui sont beaucoup trop grandes pour une nourriture qui n'occupe, du coup, jamais toute la place. Pourquoi ne revient-on pas aux bonnes petites assiettes plates de grand-mère, celles qu'on a tous à la maison. Il a fallu subir cette contamination de la "nouvelle cuisine" qui consiste à théâtraliser en quelque sorte le plat, le mettre en valeur. Nul besoin. Quand c'est bon, c'est bon. Moi ça m'énerve. Je me suis même rendu compte que ça envahissait les maisons, cette mode IKEA des grandes assiettes. Ma belle-mère ne jure plus que par des assiettes immenses qui rentrent à peine dans l'évier. Anyway. Ca m'a sauté aux yeux, il fallait que j'en parle.

Sept minutes pour parler d'un sujet plus important. J'ai raccompagné une amie à Ben Gurion, l'aéroport de Tel Aviv, un soir de cette semaine. D'origine maghrébine, elle a une gueule d'arabe, il faut le dire. Et bien, ça n'a pas loupé. Plus d'une heure et demie d'interrogatoire et de déballage des bagages. L'heure tardive faisait que l'aéroport était quasiment désert, seulement rempli de la cohorte de gardes de sécurité, jeunes pour la plupart, car ce boulot, comme les autres, peut être un boulot d'étudiant. Ca commence avec son passeport qu'ils observent tous pendant au moins 15 minutes. Ils sont huit pour se passer le document officiel. Après avoir statué et décidé de la laisser passer, il faut aller à la fouille. Et là, les mêmes huit gardes -hommes et femmes-, munis de gants, se mettent à tout ouvrir, bagages, sacoches, trousses, doubles poches, paquets de cigarettes, tout. La malheureuse doit changer de chaussures car celles qu'elle porte - des sortes de ballerines - ne sont pas assez "safe". Elles pourraient cacher quelque chose qu'ils ne voient pas à la machine à rayons X. Elle se retrouve donc en sandales. Son sac à main est troqué contre un sac Tati multicolore, son ordinateur portable mis en soute, son billet tamponné d'un chiffre 5, correspondant au plus au niveau de danger sécuritaire. Cette fille est jeune, jolie, française et d'origine arabe. C'est un délit de faciès. Un des gardes vient me questionner sur elle. Comment je la connais, que fait-elle en Israël, combien de temps est-elle resté ?

Je lui réponds, et lui martèle le caractère humiliant de ces méthodes. Huit personnes désoeuvrées qui n'ont rien d'autre à foutre que de mater le contenu d'une trousse de toilette et de feuilleter les pages des carnets personnels. Humiliant et vexatoire. Obligée de mettre ses sandales pour monter dans l'avion. Et une garde qui l'accompagnera enregistrer ses bagages essaye de faire bonne figure, de faire "sa gentille" en souriant et en l'accompagnant. Cette garde nous dira avec son plus beau sourire faux-cul que nous avons pas le temps de prendre un café avec elle. Il reste plus d'une heure avant la fin de l'embarquement. Deux bises en trente secondes et elle l'emmène vers la zone de duty free. Ces méthodes ne sont pas mises en pratique qu'avec ceux qui ont des "gueules d'arabe", je le sais, les exemples se comptent par dizaines, mais là, c'était trop. Ils ont fondu sur elle à peine ils l'avaient vue. Anyway. Rien que de très habituel désormais. Erf, j'ai dépassé de 4 minutes mon timing.
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Publié dans Jour après jour

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P
Bon, bah moi, pas gueule d'arabe, en israël avec un passepor vierge, et ils m'ont tout fouillé pendant plus d'une heure... alors j'ai fait le petit garçon sage et fatigué pour réussir à faire passer mon portable dans mon sac à dos, ils ont un peu tiré la tête sur mes savons de naplouse, mais quoi que j'ai dû me déchausser, j'ai pu remettre mes chaussures après... J'ai essayé plusieurs fois de faire accélérer les choses en prenant un air candide, mais ça n'a rien changé sur l'intensité des vérifications... Jusqu'aux doublures du sac... Enfin bon, un peu moins pire que ta copine, c'est sûr, mais pour dire que ce n'est pas QU'un délit de faciès... Même si je suis persuadé que le contrôle est un peu plus systématique avec les "gueules d'arabe" comme tu dis...
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P
Bon anniversaire avec 2 jours de retard !
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R
Bon anniversaire Poto !
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H
Bon anniversaire Qalawun !
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A
je n'ai pas une gueule d'arabe, ni un nom d'arabe, mais vais souvent dans les pays du Maghreb...résultat: j'ai le droit au mêm traitement, avec en plus fouille au corps, (et très serré je trouve), chaussure passées au rayon X, et manqué de louper le vol à 5 minutes près..c'est humiliant, chiant...et surtout inutile....
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