Back to Paris
5h11 à mon portable. Cigarette. Verre de rhum. Good boys de Blondie maladivement ancré au fond de ma tête. Je n'ai croisé aucun cafard dans la cuisine depuis ma séance de pistolet à joint et le colmatage de tous les interstices de cette pièce qui communique avec le voisin du dessous. Le voisin du dessous doit être sale pour nous envoyer ses cafards.

J'ai dû mettre deux heures pour rentrer des Grandes Marches. Un lieu mythique de Paris, comme certains sites l'indiquent. M. nous accueille à l'entrée, mon ami Choupine (ou Poupette je ne sais jamais), et moi. Elle a sa liste, moi j'ai cette extraordinaire relation que nous avons nouée, elle et moi, aux Marronniers, un soir d'été de la semaine dernière. On rentre donc, alhamdulillah, après s'être embrassés et que je lui ai pincé la taille. Elle est plus grande que je ne pensais cette fille. Je regarde ses talons qui ne sont pourtant pas bien hauts. Elle m'appelle "Mon chéri". C'est la deuxième fois que je la vois.
Les grandes marches des Grandes Marches, Place de la Bastille, là où on est
Des heures d'attente au vestiaire avec le garçon qui joue au fantôme de l'opéra. Ils ont décidé de foutre un grand voile blanc devant le portique pour cacher le bordel des manteaux et des sacs. A 3h15 du mat, le voile blanc avait disparu, mais le bordel était toujours là. C'est d'ailleurs dans cette file que je rencontre Matoo après avoir crié son nom sans savoir qu'il se trouvait juste devant moi pour déposer son pull (sac ? manteau ? baise-en-ville ?). Les marches se montent. Que dis-je, les Grandes marches ! vers le bar à moumoute, le bar où tout n'est que poil. Très déçus nous avons été par la publicité mensongère faite autour de ces fourrures et autres richesses pileuses et capilaires vantées sur le net à propos de ce bar à moumoute. Peu importe.
Une grande marche de gens pauvres, encore causée par une innondation, sans aucun doute
La dernière marche passée, la même vague de chaleur et d'odeurs accrochantes te frappe au visage. Je tourne mes yeux et ma tête. P. est resté en bas saluer un photographe à pull rayé de rouge. Je vois la troupe que je connais. Je fais des bises et échange les mondanités d'usage. "Ca va ? " "Ca fait longtemps que vous êtes là ?" "La musique est bof !" "bla bla !". Je le vois, il danse sur une sorte de banc ou d'estrade, trempé de sueur. Je décide de le saluer plus tard. En quelques heures je finis de faire mes bises aux personnes que je connais. Je suis flatté que deux lecteurs du blog viennent me faire la bise, me serrer la pince et me dire qu'ils aiment bien. Je sais pourtant qu'écrire en gris sur noir n'est pas très lisible :=). Un petit brun très barbu barbu vient me voir au début. On lui a dit qui j'étais, me dit-il. Qu'est ce qu'il est beau !
Les plus grandes marches militaires par Leonard Bernstein
Madonna, Whitney Youston. Je discute avec le plus beau trentenaire de la soirée. Il est juif, je le sais depuis l'année dernière. Peu importe, je ne suis pas encore antisémite. J'ai failli lui dire au moment où il est parti que son pantalon blanc c'était Rhaaaa Lovely ! Une vodka orange. Deux vodka orange. La troisième m'est offerte par mon amant de la Back to Paris de l'année dernière. Une histoire urgente. Vécue à la va-vite mais pleine de plaisirs. Je disais il y a quelques jours que j'aurais aimé voir ce mec à nouveau. Voilà qui est chose faite. Il me drague de manière éhontée depuis qu'on s'est dit bonsoir. On se retrouve dans les toilettes. On s'embrasse, sans rien prévoir pour la suite. Je suis impressionné par sa capacité à pisser en compagnie. Je n'arrive pas à faire ce genre de chose. Mais j'en ai déjà parlé. Une fois parti des Grandes Marches, j'ai dû attendre d'être seul dans une ruelle sombre de République pour me pisser sur les chaussures avec les gouttes rebondissant sur le macadam. Bref.
Petits pas et grandes marches. Une exposition à louer de Dany Gandon et J-C Ponce.
Je croise celui à qui je n'ai pas dit bonjour dès le début. Echange cordial. On se matte devant la porte. Re Madonna. Des gens s'en vont. Me voilà pointé du doigt par un blogueur. Discutaille. Il faut partir. J'ai chaud. Mon cavalier de la Back to Paris m'informe qu'il doit "être discret". Il part dans un sens dire au revoir aux gens. Je pars dans l'autre. Rendez-vous est pris cinq minutes plus tard à la bouche de métro. Et là, je vais lui dire au revoir. A lui, à qui je n'ai pas dit bonjour au début, que j'ai croisé aux toilettes, dont j'ai vu parfois un regard insistant vers moi à travers les verres teintés de ses Wayfarer. Bises sur les joues. Je le prends dans mes bras. Odeurs similaires. Pleurs aux yeux. Je le touche. Il me parle et je n'entends pas la moitié de ce qu'il me dit. L'année prochaine, sa KA, mes parents, l'amour, l'attente. Re et re Madonna, "notre papesse". Le prendre dans mes bras me fait un bien fou. Une pure impression de bonheur. Plus qu'une impression. Un vrai bonheur. Une odeur qui est la même, tapie sous l'armada olfactive du tabac et de la transpiration. Je connais par coeur son parfum pour l'avoir aussi portée cette annéee. J'ai changé, pour l'été. Bisous dans le cou. Il part vite aux toilettes quand je descends les Grandes Marches. Je sors.
Une grande marche contre je ne sais pas quoi. Vive le Québec libre!
Bouche de métro de Bastille. Il a son vélo et je prends un vélib. On discute un peu. Il me fait son numéro de charme. Lui aussi est toujours aussi beau. Je craque. Le retour vers République est ponctué d'arrêts bisous où, là aussi, je retrouve une odeur, un goût, une sorte de tendresse. Je décide de le suivre chez lui, en faisant mon indécis charmeur. A 4h du matin sur un vélib alcoolisé, c'est super difficile de faire l'indécis charmeur. Bref, je lutte quand même en me disant "non, il ne faut pas le faire. Tu n'iras pas jusqu'à Saint-Germain-des-Prés. Tu ne commettra point l'adultère!" Il pisse contre un arbre. Ca me fait rire. On pédale. Rue du Renard, sur le chemin vers chez lui, je m'arrête. Je rentre. Je ne suis pas si drogué que ça à l'odeur des autres. Autre temps, autres moeurs. 5h47.


J'ai dû mettre deux heures pour rentrer des Grandes Marches. Un lieu mythique de Paris, comme certains sites l'indiquent. M. nous accueille à l'entrée, mon ami Choupine (ou Poupette je ne sais jamais), et moi. Elle a sa liste, moi j'ai cette extraordinaire relation que nous avons nouée, elle et moi, aux Marronniers, un soir d'été de la semaine dernière. On rentre donc, alhamdulillah, après s'être embrassés et que je lui ai pincé la taille. Elle est plus grande que je ne pensais cette fille. Je regarde ses talons qui ne sont pourtant pas bien hauts. Elle m'appelle "Mon chéri". C'est la deuxième fois que je la vois.
Les grandes marches des Grandes Marches, Place de la Bastille, là où on est
Une grande marche de gens pauvres, encore causée par une innondation, sans aucun doute La dernière marche passée, la même vague de chaleur et d'odeurs accrochantes te frappe au visage. Je tourne mes yeux et ma tête. P. est resté en bas saluer un photographe à pull rayé de rouge. Je vois la troupe que je connais. Je fais des bises et échange les mondanités d'usage. "Ca va ? " "Ca fait longtemps que vous êtes là ?" "La musique est bof !" "bla bla !". Je le vois, il danse sur une sorte de banc ou d'estrade, trempé de sueur. Je décide de le saluer plus tard. En quelques heures je finis de faire mes bises aux personnes que je connais. Je suis flatté que deux lecteurs du blog viennent me faire la bise, me serrer la pince et me dire qu'ils aiment bien. Je sais pourtant qu'écrire en gris sur noir n'est pas très lisible :=). Un petit brun très barbu barbu vient me voir au début. On lui a dit qui j'étais, me dit-il. Qu'est ce qu'il est beau !
Les plus grandes marches militaires par Leonard Bernstein Madonna, Whitney Youston. Je discute avec le plus beau trentenaire de la soirée. Il est juif, je le sais depuis l'année dernière. Peu importe, je ne suis pas encore antisémite. J'ai failli lui dire au moment où il est parti que son pantalon blanc c'était Rhaaaa Lovely ! Une vodka orange. Deux vodka orange. La troisième m'est offerte par mon amant de la Back to Paris de l'année dernière. Une histoire urgente. Vécue à la va-vite mais pleine de plaisirs. Je disais il y a quelques jours que j'aurais aimé voir ce mec à nouveau. Voilà qui est chose faite. Il me drague de manière éhontée depuis qu'on s'est dit bonsoir. On se retrouve dans les toilettes. On s'embrasse, sans rien prévoir pour la suite. Je suis impressionné par sa capacité à pisser en compagnie. Je n'arrive pas à faire ce genre de chose. Mais j'en ai déjà parlé. Une fois parti des Grandes Marches, j'ai dû attendre d'être seul dans une ruelle sombre de République pour me pisser sur les chaussures avec les gouttes rebondissant sur le macadam. Bref.
Petits pas et grandes marches. Une exposition à louer de Dany Gandon et J-C Ponce. Je croise celui à qui je n'ai pas dit bonjour dès le début. Echange cordial. On se matte devant la porte. Re Madonna. Des gens s'en vont. Me voilà pointé du doigt par un blogueur. Discutaille. Il faut partir. J'ai chaud. Mon cavalier de la Back to Paris m'informe qu'il doit "être discret". Il part dans un sens dire au revoir aux gens. Je pars dans l'autre. Rendez-vous est pris cinq minutes plus tard à la bouche de métro. Et là, je vais lui dire au revoir. A lui, à qui je n'ai pas dit bonjour au début, que j'ai croisé aux toilettes, dont j'ai vu parfois un regard insistant vers moi à travers les verres teintés de ses Wayfarer. Bises sur les joues. Je le prends dans mes bras. Odeurs similaires. Pleurs aux yeux. Je le touche. Il me parle et je n'entends pas la moitié de ce qu'il me dit. L'année prochaine, sa KA, mes parents, l'amour, l'attente. Re et re Madonna, "notre papesse". Le prendre dans mes bras me fait un bien fou. Une pure impression de bonheur. Plus qu'une impression. Un vrai bonheur. Une odeur qui est la même, tapie sous l'armada olfactive du tabac et de la transpiration. Je connais par coeur son parfum pour l'avoir aussi portée cette annéee. J'ai changé, pour l'été. Bisous dans le cou. Il part vite aux toilettes quand je descends les Grandes Marches. Je sors.
Une grande marche contre je ne sais pas quoi. Vive le Québec libre! Bouche de métro de Bastille. Il a son vélo et je prends un vélib. On discute un peu. Il me fait son numéro de charme. Lui aussi est toujours aussi beau. Je craque. Le retour vers République est ponctué d'arrêts bisous où, là aussi, je retrouve une odeur, un goût, une sorte de tendresse. Je décide de le suivre chez lui, en faisant mon indécis charmeur. A 4h du matin sur un vélib alcoolisé, c'est super difficile de faire l'indécis charmeur. Bref, je lutte quand même en me disant "non, il ne faut pas le faire. Tu n'iras pas jusqu'à Saint-Germain-des-Prés. Tu ne commettra point l'adultère!" Il pisse contre un arbre. Ca me fait rire. On pédale. Rue du Renard, sur le chemin vers chez lui, je m'arrête. Je rentre. Je ne suis pas si drogué que ça à l'odeur des autres. Autre temps, autres moeurs. 5h47.

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