Des forteresses du Golan aux eaux du Jourdain

Les enfilades de meurtrières du château de Belvoir qui surplombe la plaine d'Esdrelon, à l'entrée de la Galilée. Forteresse franque des Hospitaliers, Kawkab el Hawa, l'Etoile des vents, tombe en 1188 aux mains de Saladin.

Sous un sanctuaire hellénistique dédié à Pan et au culte des chèvres dansantes, la rivière Banyas et ses truites d'eau glaciale rappelle qu'il ne fait pas que chaud sur le plateau du Golan.

Le lac de Tibériade agité par les vents. Des grosses vagues d'eau douce. Des galets sous les pieds. Du soleil. Encore sous le niveau de la mer, il approvisionne la mer morte quelque cent kilomètres plus au sud.

A Nimrod, d'autres meurtrières font l'éloge d'un art perdu, une stéréotomie parfaite, art croisé des Ayyoubides et des Francs.

Nimrod encore, l'énorme citadelle des Moustiques, forteresse dite à tort des Assassins, les tours surveillent une vallée qui coupe le Golan du massif du Hermon, sur la route de Damas.

A Tibérias, la villégiature d'une bourgeoisie religieuse, des bateaux tournent en ronds dans l'eau sur le lac. Un vieux ponton esseulé et gracieux se trouve là, sur notre chemin.
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