Boum ! Gaza, autodestruction...
Plus de 50 morts depuis lundi matin. 60 depuis jeudi dernier. Les nouvelles de Gaza sont celles d'une guerre civile ouverte et totale qui se profile à l'horizon. Les différentes factions se tirent dessus, Hamas et Fatah. Les gens sont défenestrés, lancés menottés des plus hauts étages des tour. Une manifestation populaire demandant l'arrêt des combats est prise pour cible par des hommes armés, bilan : 2 morts. Un bâtiment des forces loyales au Président Abbas a été entièrement détruit par l'explosion d'un tunnel bourré d'explosifs, construit à cet effet sous l'édifice. Des courses poursuites macabres ont lieu dans toutes les grandes villes de la bande de Gaza. Seule Rafah - à l'extrême sud, près de la frontière égyptienne - est encore aux mains des forces d'Abbas, lisais-je dans un article du Monde. La route de Salah al Din qui relie la ville de Gaza et le terminal-frontière d'Erez, quasi-seul point de passage entre la bande et le monde extérieur, est pratiquement contrôlé par les forces du Hamas. Les renforts pour les forces de l'Autorité Palestinienne sont donc coupés. Un ultimatum a été posé par les brigades Ezzedine Al Qassam - branche armée du Hamas - aux forces du Fatah pour rendre les armes avant vendredi soir. "Ce qui n'auront pas déposé les armes seront considérés comme recherchés par les brigades". Des hommes d'un puissant clan familial affilié au Fatah auraient déjà commencé à se rendre à ces puissantes brigades, d'autres gardes présidentiels ont fui par Rafah et la frontière égyptienne. La résidence présidentielle a été menacée d'invasion.
Se dirige-t-on vers un Hamastan dans la bande de Gaza ? Je reste persuadé qu'Israël ne laissera pas s'installer un Etat islamiste à ses portes, même si le confinement de ces "islamistes" dans la bande de Gaza pourrait être aisément gérable - au moins au début. Israël contrôle tous les accès : aérien (il n'y en a plus depuis longtemps), maritime et terrestre, de ce minuscule territoire d'un périmètre de 102 km (dont 40 km de côte maritime). 11 km de frontière sont contrôlés par l'Egypte. Donc Israël pourrait littéralement étrangler la bande de Gaza. Ce qu'elle fait déjà depuis l'élection du Hamas aux législatives en janvier 2006. Mais elle pourrait encore renforcer son blocus, conduisant à une catastrophe humanitaire encore plus grande.
Quel serait l'intérêt d'un Hamastan pour le Hamas ? On se pose encore la question. Imposer son autorité sur une population confinée d'un million deux cent mille personnes n'est pas chose aisée. Gérer un territoire devenu une souricière n'est pas commode. Peut-être doit-on prendre en compte la logique tête brûlée jusqu'au bout-iste de ces Frères Musulmans dont le but est l'installation d'un Etat islamiste ? Loin vers l'Est, les attaques du Fatah, et plus largement de la communauté internationale, vont contre l'Iran qui semble tirer les ficelles des militants du Hamas à Gaza. Les hamsawis ont vraisemblablement été entraînés à l'école des Pasdarans. Israël ne laissera pas s'installer une tête de pont iranienne moins de 100 km de Tel Aviv (la distance entre Tel Aviv est Gaza est moindre qu'entre Jérusalem et Tel Aviv). Quand bien même elle a le pouvoir militaire d'isoler totalement Gaza du reste du monde et de faire disparaître le maximum de poseurs de problèmes, elle ne laissera pas s'installer un Etat Hamas. Quoique l'échec, et surtout l'écroulement annoncée de l'Autorité Palestinienne qui se profile puisse jouer dans son intérêt en évinçant tout interlocuteur palestinien potentiel. Cette entité (l'Autorité Palestinienne), embryon d'Etat né des accords d'Oslo en 1994, semble ne plus faire consensus car elle est incapable d'obtenir d'Israël une quelconque amélioration de la situation générale depuis des années. Certaines voix s'élèvent pour que l'Autorité disparaisse et qu'Israël assume seule, totalement seule, ses devoirs de puissance occupante. Même à Gaza, beaucoup évoquent la possibilité d'un retour à une occupation de la bande qui permettrait, enfin, un retour au calme. Cela semble un non sens, contre nature et absurde, mais.... Une chose est sûre, avec ce début de guerre civile à Gaza et la dislocation de la Cisjordanie par un maillage étouffant de colonies illégales, du mur de séparation et de barrages militaires, personne ne donne bien cher d'un futur Etat palestinien indépendant. Ce qui est un scandale.
A Jérusalem, tout est calme. Les jeunes Israéliens n'ont que faire de ce qu'il se passe à Gaza. Tout au plus pensent-ils, ces arabes, qu'on les laisse s'entretuer.
De mauvais signes venaient de Naplouse cet après-midi, mais il semble peu probable que la situation se transporte à la Cisjordanie.
Se dirige-t-on vers un Hamastan dans la bande de Gaza ? Je reste persuadé qu'Israël ne laissera pas s'installer un Etat islamiste à ses portes, même si le confinement de ces "islamistes" dans la bande de Gaza pourrait être aisément gérable - au moins au début. Israël contrôle tous les accès : aérien (il n'y en a plus depuis longtemps), maritime et terrestre, de ce minuscule territoire d'un périmètre de 102 km (dont 40 km de côte maritime). 11 km de frontière sont contrôlés par l'Egypte. Donc Israël pourrait littéralement étrangler la bande de Gaza. Ce qu'elle fait déjà depuis l'élection du Hamas aux législatives en janvier 2006. Mais elle pourrait encore renforcer son blocus, conduisant à une catastrophe humanitaire encore plus grande.
Quel serait l'intérêt d'un Hamastan pour le Hamas ? On se pose encore la question. Imposer son autorité sur une population confinée d'un million deux cent mille personnes n'est pas chose aisée. Gérer un territoire devenu une souricière n'est pas commode. Peut-être doit-on prendre en compte la logique tête brûlée jusqu'au bout-iste de ces Frères Musulmans dont le but est l'installation d'un Etat islamiste ? Loin vers l'Est, les attaques du Fatah, et plus largement de la communauté internationale, vont contre l'Iran qui semble tirer les ficelles des militants du Hamas à Gaza. Les hamsawis ont vraisemblablement été entraînés à l'école des Pasdarans. Israël ne laissera pas s'installer une tête de pont iranienne moins de 100 km de Tel Aviv (la distance entre Tel Aviv est Gaza est moindre qu'entre Jérusalem et Tel Aviv). Quand bien même elle a le pouvoir militaire d'isoler totalement Gaza du reste du monde et de faire disparaître le maximum de poseurs de problèmes, elle ne laissera pas s'installer un Etat Hamas. Quoique l'échec, et surtout l'écroulement annoncée de l'Autorité Palestinienne qui se profile puisse jouer dans son intérêt en évinçant tout interlocuteur palestinien potentiel. Cette entité (l'Autorité Palestinienne), embryon d'Etat né des accords d'Oslo en 1994, semble ne plus faire consensus car elle est incapable d'obtenir d'Israël une quelconque amélioration de la situation générale depuis des années. Certaines voix s'élèvent pour que l'Autorité disparaisse et qu'Israël assume seule, totalement seule, ses devoirs de puissance occupante. Même à Gaza, beaucoup évoquent la possibilité d'un retour à une occupation de la bande qui permettrait, enfin, un retour au calme. Cela semble un non sens, contre nature et absurde, mais.... Une chose est sûre, avec ce début de guerre civile à Gaza et la dislocation de la Cisjordanie par un maillage étouffant de colonies illégales, du mur de séparation et de barrages militaires, personne ne donne bien cher d'un futur Etat palestinien indépendant. Ce qui est un scandale.
A Jérusalem, tout est calme. Les jeunes Israéliens n'ont que faire de ce qu'il se passe à Gaza. Tout au plus pensent-ils, ces arabes, qu'on les laisse s'entretuer.
De mauvais signes venaient de Naplouse cet après-midi, mais il semble peu probable que la situation se transporte à la Cisjordanie.
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