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    <title><![CDATA[L'Oreille cannibale]]></title>
    <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/</link>
    <description>Londres vue par un immigré français, la crise, l'Art, mes escapades et autres réflexions à la con sur ce qui gravite dans mon orbite proche</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[L'Oreille cannibale]]></title>
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    <pubDate>Mon, 21 Dec 2009 05:37:23 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 21 Dec 2009 05:37:23 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Qalawun NC</copyright>            <category>voyages</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Art in a Material World]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-art-in-a-material-world-41183033.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Parfois je n'ai pas envie. Pas envie de manger ou d'écrire. Pas envie de niquer ou d'aller travailler. Pas
  envie de réfléchir et pas envie de m'endormir. Même pas envie de sortir. Heureusement, tout ça n'arrive pas en même temps sinon je serais en dépression.<br>
  <br>
  Le temps passe. Tic tac. J'ai 28 ans, un homme et un boulot que j'aime. Je ne suis pas vraiment ce qu'on appelle bien payé et ai presque du mal à boucler les fins de mois parce qu'il faut payer les
  études de mon Israélien. Ici, les études coûtent très cher. Je viens de réaliser la naissance d'une frustration. Je suis frustré de travailler dans une maison de vente où je ne peux rien acheter de
  ce qui me passe sous les yeux ou entre les mains. L'art a un prix, je le sais plus que n'importe quel banal visiteur de musée. Les chefs-d'oeuvres s'achètent; ils peuvent être payés en espèces,
  sonnantes et trébuchantes. Vingt-deux millions pour un Rembrandt, vingt-neuf millions pour un dessin de Raphaël, un million pour une carte ottomane de la Méditerranée. Aller au musée c'est passer
  mon après-midi à vouloir estimer ce qui pend aux cimaises, bien que je ne sois pas un spécialiste de Beaux-Arts, ou vouloir prendre en main, toucher, peser les objets. Ah tiens, celui-ci a tant de
  repeints. Le vernis cache beaucoup trop la restauration. Intact, ce bol vaut au moins £30,000-40,000. Cet objet est un faux.<br>
  <br>
  Lorsque j'étais étudiant en histoire de l'Art à l'Ecole du Louvre, aller au musée c'était passer sa journée à dater, commenter, étudier la composition d'un tableau ou décrypter l'iconographie d'une
  scène. Fatigant, à parfois en oublier ce que nous regardions. Oeuvres phares, jalons de l'histoire d'un mouvement, incontournables de l'histoire de l'art, apprendre, tenter de comprendre, passer au
  mouvement suivant, toutes ces oeuvres, des milliers d'images vues et mémorisées dans le but d'être recrachées en commentaire lors des quelque 40 minutes de l'épreuve dite "de clichés". On plaquait
  alors un discours tout fait sur l'oeuvre qui apparaissait à l'écran. Quatre clichés, 10 minutes par cliché. Titre, datation, lieu de conservation, description, commentaire, oeuvres comparables,
  etc. Peu de place à l'émotion là dedans. Aucune même. L'histoire de l'art n'est pas plus qu'une autre une matière pour gens sensibles. Bien que se soient succédé sur les bancs des grands
  amphithéâtres du Louvre un nombre incalculable de pédés et de jeunes filles de bonne famille, oies blanches toutes pénétrées par cet Art étudié en classe.&nbsp;<br>
  <br>
  Mon métier de spécialiste, c'est de donner un prix à l'art. Non, pas le Grand Art: je ne suis pas spécialiste de Beaux-Arts. Peut-être suis-je un spécialiste au rabais, d'un art mineur, rattaché
  aux Antiquités où aux arts orientaux? On pourrait dire. Mais non. L'Art de l'Islam a gagné ses galons, assez récemment d'ailleurs. Il faudrait développer mais j'en suis incapable. Mon métier donc.
  Donner un prix à une potiche du 12ème siècle, pour parler crûment. Ou à un Coran écrit au 8ème siècle en lettres d'or sur un parchemin teinté bleu nuit. Voir juste. Evaluer le prix correct de
  "choses" parfois jamais mises à prix. Savoir ce que vous, moi ou les riches serions prêts à payer pour l'obtenir. Chiffrer l'intérêt des acheteurs potentiels, calculer l'avantage qu'ils retireront
  de cet achat. Conquérir ou renforcer un prestige social, s'approprier le beau, faire un placement financier, assouvir un plaisir esthétique, des raisons différentes que je dois encourager,
  développer, transformer en <em>bids</em>, en <em>enchères</em>, au moment de la vente. Ces objets d'art que l'on vend ne sont-ils plus que des objets? Ils sont les deux. Des objets que l'on peut
  estimer, casser, voler, étudier, comprendre, et de l'Art, beaux, sources et vecteurs d'émotions, irremplaçables et uniques.<br>
  &nbsp;<br>
  L'avantage de l'art dépecé, par l'oeil de l'expert ou de l'étudiant, c'est qu'il s'adresse alors au spectateur à travers ses deux valeurs, matérielle et immatérielle. L'objet de musée est trop
  longtemps resté cantonné dans sa vitrine, sur son mur, posé là et affublé d'un cartel qu'on se doit de lire benoîtement. L'objet de musée est parfait, incontestable, toujours vrai, toujours Beau,
  toujours justifié, rendu tel par sa place dans le musée. L'art mis en vente ou décrypté par le regard de l'étudiant nous ramène l'objet dans le monde des hommes. Sa valeur marchande nous rappelle
  ses imperfections, son état en tant qu'objet, son histoire, nous informe instantanément du Goût du moment. Le marché, malgré ses horribles défauts, ramène en quelque sorte l'art à la vie. C'est
  pour ça que j'aime mon métier.&nbsp;</span></span><br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/Pop-Life-Tate-Modern.jpg" class="CtreTexte" alt="Pop-Life-Tate-Modern.jpg"><br>
  <br>
  <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">J'étais là cet après-midi, une très bonne expo surtout quand il y a personne.</span></span><br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Mon, 14 Dec 2009 23:01:00 +0100</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-art-in-a-material-world-41183033.html</guid>
                <category>Art</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-art-in-a-material-world-41183033-comments.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Viande ou poisson, que faut-il donc manger pour sauver la planète?]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-viande-ou-poisson-que-faut-il-donc-manger-pour-sauver-la-planete--40350816.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">7h05 - réveil<br>
  7h10 - lever après avoir pressé une fois seulement sur "snooze"<br>
  7h15 - douche rapide et rasage avec les nouvelles lames Gillette<br>
  7h25 - petit déjeuner de trois tartines et d'une tasse de thé<br>
  7h55 - repassage de ma chemise et de celle de mon Israélien<br>
  8h15 - il pleut des cordes, encore, départ<br>
  8h28 - au métro, je commence Une histoire des sciences arabes, ouvrage de vulgarisation qui débute bien mal<br>
  8h57 - je rencontre ma collègue dans les escalators de Green Park<br>
  10h28 - je réalise qu'il m'a fallu presque une heure et demie pour envoyer un mail et remplir trois after sale forms.<br>
  11h00 et des poussières - le client le plus ennuyeux de Suisse, voire du monde, appelle.<br>
  12h50 - un client est là, forcément à l'heure du déjeuner, je descends<br>
  13h35 - à peu près, je déjeune de ma salade préparée la veille<br>
  16h53 - tiens, il est déjà 16h53, bientôt 17h00<br>
  18h20 - il est temps d'aller au sport<br>
  18h45 - quinze minutes de vélo<br>
  19h00 - vingt minutes de rameur et divers exercices sur des machines rutilantes<br>
  19h40 - sauna<br>
  19h50 - douche et vestiaires, mon casier est à côté d'un beau mec<br>
  20h15 - au métro<br>
  <br>
  20h50 - au supermarché Morrison's, je commence à remplir mon panier en plastique vert<br>
  <br>
  Là je me rends compte de mon inefficacité. Je passe de longues minutes à m'interroger devant les rayons viandes et poissons en faisant des va-et-vient entre les deux. Que vaut-il mieux manger pour
  ne pas détruire la planète? Me voilà réellement en train d'hésiter entre acheter du poisson ou de la viande car je pense à la trace carbone et au maintien des stocks de thons. J'ai envie de poisson
  mais je n'achète plus que du poisson péché à la ligne, et pas en gros filets aux petites mailles qui attrapent tout et n'importe quoi. Les étiquettages du rayon poissons précisent que les filets
  que je vois ont été pêchés dans l'Atlantique nord-est. Mais comment ? Les emballages de chez Morrison's n'indiquent pas la méthode de pêchage! La viande maintenant. Il faut manger moins de viande.
  L'industrie agricole est la plus polluante de toutes. Tout ce bétail qu'il faut nourrir avec des quantités phénoménales de grains, ces récoltes qui ne vont plus aux hommes mais dans la bouche des
  millions de vaches et de porcs qu'on élève. Toute l'eau gaspillée pour faire pousser la bouffe de nos amis les bêtes à manger. Sans évoquer la déforestation nécessaire pour augmenter les surfaces
  cultivables, élever et nourrir plus de bêtes.<br>
  <br>
  Moi, ménagèr-e de moins de trente ans passe de longues minutes à me demander ce qu'il vaut mieux mettre dans mon panier en plastique vert, oui! Faut-il que j'arrête de manger de la viande ET du
  poisson? Même celui pêché à la ligne aux Maldives ? Le sport m'a canné, je suis plus lent que d'habitude ce soir, c'est vrai. Puis mon signe astrologique, balance, n'aide pas toujours à accélerer
  les décisions. J'achète finalement un filet de poisson caché au fond du rayon où je trouve enfin la mention "pêché à la ligne". Une morue. Ce phénomène n'est pas nouveau. Je m'aperçois de plus en
  plus que je dépouille les étiquetages: calories, pourcentage de sucre, de sel, de graisse de vos besoins quotidiens, origine, transport, méthode d'élevage, d'abattage, de conditionement, prix,
  quantité d'emballage autour du produit, fausses appellations bio et emballages de couleur verte qui ne sont pas recyclables pour un sou, commerce équitable, agriculture biologique, ... Le
  supermarché est devenu une horreur. Mon Israélien ne veut d'ailleurs plus qu'on y aille ensemble. On s'y engueule systématiquement. Je deviens con.<br>
  <br>
  21h15 - au moins, je paye 31,57 livres sterling avec ma carte Visa HSBC<br>
  21h25 - à la maison<br>
  21h35 - je réchauffe la purée de patates et de petits pois de la veille et fais cuire ce filet de cabillaud<br>
  <br>
  C'est bon. Ensuite rien, je glande sur Internet, m'émeus en lisant les dernières nouvelles de Palestine. Consternant. Je lis les dernières nouvelles de la Suisse. Consternant. Je lis le krach à
  Dubaï. Effrayant. Je lis mon catalogue de la vente Oriental Masterpieces du 27 novembre. Un beau tableau de Jean-Léon Gérôme, <em>une plaisanterie</em>, s'y est adjugé 1,105,250 livres (avec
  frais).<br>
  <br></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/jean-leon_gerome_une-plaisanterie.jpg"
    class="CtreTexte" width="500" height="412"></span><br>
    Jean-Léon Gérôme (1850-1913)<br>
    Une plaisanterie (Arnaute fumant au nez d'un chien/Un lévrier qui n'aime pas le tabac)<br>
    signé 'J.L.GEROME' (en bas à droite)<br>
    huile sur toile<br>
    23½ x 28¾ in. (60 x 73 cm.)<br>
    Peint en 1882<br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span>
    <div style="text-align: left;">
      <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et puis tiens, un petit peu de musique russe. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Borodine"
      target="_blank">Borodin</a>, l'opéra <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prince_Igor" target="_blank">Prince Igor</a> et ses <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Danses_polovtsiennes"
      target="_blank">danses polovtsiennes</a></span></span>.<br>
      <br>
      <div>
        <div class="clearfix" style="width: 220px;">
          <div class="deezercob">
            <div>
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              </object><br>
              <br>
              <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">23h35 - publication de ce billet</span></span><br>
              <br>
            </div>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div><br>
  &nbsp;]]></description>
        <pubDate>Mon, 30 Nov 2009 23:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-viande-ou-poisson-que-faut-il-donc-manger-pour-sauver-la-planete--40350816.html</guid>
                <category>Jour après jour</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-viande-ou-poisson-que-faut-il-donc-manger-pour-sauver-la-planete--40350816-comments.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Terror Attack]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-terror-attack-40049182.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Un reportage sur les attentats de Bombay. Témoignages de rescapés et reconstitutions.Voix off au ton grave sur les vidéos
  prises par les caméras de surveillance. Suffisament bien fait pour qu'on ait envie de regarder "Terror Attack: Mumbai" jusqu'au bout puisqu'on est plongé dans une sorte de film d'action au ton
  affligé. Waouw, ça pète de partout. On a même les détails gore racontés par les survivants. En revanche, aucune explication sur le contexte, les raisons, les auteurs de l'attentat, le fond, le
  terrorisme international, le Pakistan et l'Inde. Du sensationnel, du superficiel, du show en veux-tu en voilà, de la "Terror Attack". De vieilles Américaines racontent leur terreur. La fumée, les
  grenades, les morts, le soldat indien qui avait "l'air plus beau que Brad Pitt". Ah, la pub enfin! Terror Attack est sponsorisé par Volkswagen.<br>
  <br>
  Nous avons acheté un écran plat de 22 pouces. J'imagine que tout le monde a un écran plat maintenant. Mais pour moi c'est une nouveauté, surtout qu'il y a un lecteur de DVD intégré à l'écran. Il y
  avait tout plein d'autocollants flashy sur l'écran en le sortant de la boîte. Comme un gros jouet. Mon Israélien voulait un 33 pouces en promo chez Morrinson's. J'ai dit non, c'était énorme. Ca
  aurait bouffer tout le salon. On a le cable avec 66 chaînes et je n'en regarde quasiment aucune. On ne peut jamais choisir. Zapper, zapper, zapper. Et en plus il faut payer pour regarder Gay TV. Je
  pense que j'aurais pu m'en sortir sans télé. La multiplication des chaînes ne fait qu'additioner leur rare médiocrité. Et la médiocrité ennuie tout le monde. Ce que j'aimerais c'est passer du temps
  dans un pays un peu loin. Voir des vaches, du sable, des pauvres, changer d'air un petit peu. Le soleil de ces pays de merde où tout va mal me manque. Oui, je n'ai pas besoin de faire trois mille
  bornes pour voir la pauvreté... Ici c'est l'hiver. Oh, il faisait soleil ce matin, oui. Après cinq jours de pluie incessante. L'Ecosse est sous les eaux. Glou glou.<br>
  <br>
  Je pense reprendre les études l'année prochaine mais j'hésite sur le sujet et l'école. Je n'arrête pas d'y penser, ça m'excite presque. J'ai encore quelques mois avant de savoir combien je vais
  devoir emprunter pour ça.<br>
  <br>
  Terrorist!<br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/Mumbai-Terror-Attack.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="354"><br>
  <br></span>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Nov 2009 21:29:00 +0100</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-terror-attack-40049182.html</guid>
                <category>Jour après jour</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-terror-attack-40049182-comments.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Wet, la brève histoire d'un matin râté suivi d'Anish Kapoor]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-wet-la-breve-histoire-d-un-matin-rate-suivi-d-anish-kapoor-39510077.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il pleuvait déjà quand je me suis levé. Les grosses gouttes - ploc ploc - sur le toit de la chambre depuis
  quatre heures du matin. Ca s'arrête. Je prends ma douche. Un coin de ciel bleu vu de ma terrasse. Frrrrrrrrrrr. L'eau boût pour le thé. Chaussures cirées, la salade de riz dans le tupperware,
  l'ipod et une sélection de poèmes de Mahmoud Darwish, tout ça dans le sac rouge. J'ai mes baskets aux pieds pour ne pas me tremper les pieds sur la route. Je file. Il se remet à pleuvoir. Fort. De
  plus belle. F***! Le bus me dépasse. Je décide de ne pas attendre le suivant en prédisant l'arrêt de la pluie. Il y a toujours ce coin de ciel bleu là haut, sur ma droite. Qui s'éloigne évidemment
  et la pluie redouble. Je m'arrête sous un porche avec trois pelés qui comme moi n'ont pas de parapluie. La pluie mollit. Je repars, m'arrête à nouveau sous le prochain abris-bus. Le vent s'y met,
  histoire que les gouttes qui vous tombaient sur les épaules vous arrivent maintenant sur les jambes. Pas de bus. Je repars. Un bus me dépasse. F***! Une ondée achève de me tremper. Les gouttes
  dégoulinent le long du trench. Les genoux sont tout mouillés. A la limite du floc floc. Des filets d'eau me coulent derrière les oreilles. La pluie s'arrête au moment où je monte les marches de la
  station de métro. Tous ces cons fiérots avec leurs parapluies se foutent obviously de ma gueule. Le tourniquet de métro refuse de me laisser passer. Je n'ai pas rechargé ma carte de transport. Je
  dois faire la queue au guichet. Il y a des journées qui ne sont qu'une succession de mauvaises décisions. And good morning to you too.<br>
  <br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
  "http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/Anish-Kapoor-Royal-Academy.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="425"></span></span><br>
  <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
  J'ai le choix entre deux métros: je vais à Ravenscourt Park où se trouve le bureau de poste. Soit la District Line qui est omnibus, soit la Piccadilly line qui file vers Hammersmith où je prendrai
  la district en sens inverse pour une courte station. La Piccadilly arrive en premier, je monte. Bip bip bip, Mind the closing doors! En voiture Simone. Qu'est ce qu'elle me regarde celle-là. Oui,
  je dégouline, et alors ? Le train s'arrête en chemin. Le train de la District nous dépasse sur l'autre voie. Mon métro reste bloqué... Il met 10 minutes au lieu d'en mettre cinq. Mauvais choix,
  obviously. Le bureau de poste. Je dois récupérer des calligraphies achetées en Chine qui m'ont été envoyées il y a une quinzaine de jours. Super! J'aperçois le paquet derrière la vitre. C'est comme
  s'il était passé sous un camion. Les calligraphies arabes sur papier de riz sont froissées. Grosse plissure en plein milieu. F*** Royal Mail! And God save the Queen.<br>
  <br>
  A 9h35 j'ai rendez-vous pour mon test de Mantoux. Ayant eu la bonne idée de dire à mon médecin que j'avais vécu en Egypte, il m'a collé un test tuberculinique. J'ai donc reçu une convocation il y a
  quelques jourss pour me rendre à Charing Cross Hospital lundi matin à 9h35. On passera sur cette horaire du genre <em>ideal</em>. J'y vais à pied depuis Hammersmith, priant pour ne pas me reprendre
  une saucée. J'arrive à l'hôpital où je déplie ma convocation pour savoir dans quel département je dois me rendre : lundi 23 novembre, 9h35... lundi 23. 23!!!! F***! Je me suis trompé d'une semaine.
  Nous sommes lundi 16. Je file en sens inverse pour ne pas arriver trop tard au boulot. J'ouvre mes mails.<br>
  <br></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
  "http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/Anish-Kapoor-RA.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="322"></span></span><br>
  <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
  L'agence immobilière qui fait le lien entre notre ancienne proprio et nous vient de m'envoyer un mail à propos de la caution de l'appart que nous devons récupérer. L'ancienne proprio veut nous
  prendre 180 pounds plus TVA pour combler deux petits éclats que nous avons fait dans la baignoire. Le pommeau de douche en acier <em>design</em> qui pèse une tonne est tombé et à fait péter l'émail
  en deux points. Le moindre kit de réparation d'émail à baignoire coûte 30 pounds et elle veut nous taxer six fois le prix. Comme mon Israélien ne fait pas dans la demi-mesure, il vient de les
  menacer d'ouvrir un dossier au tribunal. Ce qui est tout à fait faisable dans un pays anglo-saxon. La fille de l'agence immobilière à immédiatement changé de couleur et a commencé à bégayer. Bref.
  Ca sent le roussi pour obtenir la caution rapidement. L'avantage est qu'elle est retenue par une tierce partie - une sorte d'organisme d'état - et que la proprio ne pourra jamais avoir plus que ce
  qu'elle a initialement réclamée. Bref. Des choses dont je me serai bien passé.<br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/anish-kapoor-steel.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="332"><br>
  <br>
  Anish Kapoor à la <span style="text-decoration: line-through;">foire du Trône</span> Royal Academy of Art - c'était samedi dernier. Trop de monde, évidemment. La joie du coupe file - ma boîte est
  Corporate Member de la RAA.Dur la vie de touriste sous la pluie. La première salle. On est d'abord accueillis par un immense trou de balle. Pardonnez-moi l'expression. Une envahissante structure
  hyperbolique en acier corrodé vous aspire dès l'entrée vers un trou noir béant face à vous. Il faut faire le tour de la structure pour comprendre que les plaques d'acier se rejoignent au fond du
  gouffre qui s'offre en passant la porte. Dans une autre grande salle, il y a quelques miroirs déformants posés ça et là. On se croirait dans le palais des glaces d'une fête foraine quelconque avec
  ces grosses mamas qui se pavanent devant les miroirs amincissants. Oui, les miroirs sont d'une bonne qualité. Aigus, étonnament propres, grands, bien éclairés. C'est un peu comme au rayon salles de
  bain de chez Conforama. Alors oui, il y a dans l'expo cette grande masse mouvante d'épaisse graisse rouge. Tractée très lentement de salle en salle, la masse prend la forme des chambranles et
  rejette ses surplus au pied des portes. Oui, bon. Contraste entre ce rouge sang et le blanc des murs. C'est très impressionnant. Ca le serait plus sans tout ce monde vautré dans les salles. Des
  mioches qui rampent par terre, le groupe du cours de dessin, des couples de pédés en extase, des touristes français qui ont du mal avec la traduction des cartels - ah non, il n'y a pas de cartels -
  et les insupportables gardiens de musées qui vous empêchent de prendre la moindre photo.<br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/Anish-Kapoor-Mirrors.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="374"><br>
  <br>
  Le canon. Apparement, un canon tire des boulets de la même graisse rouge sur un des murs de l'académie. Il y a une demi-heure d'attente. C'est ça ouai! J'attends pas. Je passe devant des
  concrétions de ciment aux formes vermiculées. Une salle entière envahie par ces amas de ciment posés sur des palettes de bois. Façon chantier. Ou atelier d'artiste. J'aime bien. J'aime mieux que
  les autres formes pigmentées aux couleurs violentes de la dernière salle. Rien à comprendre. Ses oeuvres ne gagnent pas à être exposées en nombre, vraiment. Un de ces grands miroirs colorés d'Anish
  Kapoor, seul dans une salle, c'est un extraordinaire face à face à vivre. Quinze au beau milieu d'un samedi londonien c'est sans intérêt. Tout au plus une émotion cosmétique.L'introspection
  provoquée par le miroir n'est plus rien. A peine rit-on de se voir déformé, de ne plus se voir ou de voir sa tête remplir l'immense espace courbe d'un miroir concave. C'est dommage.<br>
  <br>
  Vu comme c'est parti, j'ai hâte d'aller voir l'expo Pop Life à la Tate...</span></span>]]></description>
        <pubDate>Mon, 16 Nov 2009 22:40:00 +0100</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-wet-la-breve-histoire-d-un-matin-rate-suivi-d-anish-kapoor-39510077.html</guid>
                <category>Jour après jour</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-wet-la-breve-histoire-d-un-matin-rate-suivi-d-anish-kapoor-39510077-comments.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De-Frieze moi!]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-de-frieze-moi--37781373.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Dimanche soir, bain brûlant, les contes d'Hoffmann. Voilà des mois sans doute que je n'avais pas pris de bain.
  Le type de chose qu'on réalise seulement quand l'envie nous reprend, soudainement, comme une envie de pisser. Se plonger lentement dans l'eau si chaude qu'elle fait rougir la peau, la regarder
  monter le long des genoux, jusqu'au sommet, rajouter de l'eau froide, voir tout plein de petites bulles d'air se fixer le long des poils, tous, enfoncer les épaules, noyer les oreilles et puis le
  reste et ne laisser que le nez dépasser. Offenbach disparaît. Respirer. Le bruit sourd du robinet. J'éteinds. Rien. Une minute peut-être.<br>
  <br>
  La fin d'un long dimanche. J'aurais aimé pousser jusqu'à la Frieze aujourd'hui mais non. Disons que l'occasion ne s'est pas présentée. J'avais pourtant envie d'y aller. J'ai poussé en sens inverse,
  vers l'ouest de Londres, à Acton. Comme un coin de campagne. Petites maisons colorées, joli parc, les quelques pubs de la ville alignés le long de l'artère centrale - Gunnesbery Road, sans doute.
  Visiter un appartement au sommet d'une maisonette. Terrasse privée face à un grand jardin. Intérieur lambrissé, étrange, aucun mur droit, c'est sous un toit. Grand espace, escalier, chambrette.
  J'aime. La propriétaire est une jeune sexagénaire canadienne. A lunettes. Je lui demande si deux pédés sous son toît ça la gène. Elle me répond, gênée et avouant qu'elle déteste répondre à cette
  question avec l'argument suivant: elle a parmis ses très bons amis un couple d'homosexuels. J'aime sa manière de répondre. Elle est bavarde, sans doute un peu trop. Du genre à s'intéresser à vos
  affaires. Elle habite au rez-de-chaussée, nous au second. Il y a quatre appartements. On verra. J'aime vraiment.<br>
  <br>
  Samedi soir, hier, la veille, vous suivez. North Acton cette fois. Trois immenses tours se dressent le long de la voie de chemin de fer au milieu d'une zone industrielle et de bureaux. On marche
  vers une des tours. Il y a un appartement au cinquième qu'on veut visiter. Il y a un pub à la sortie du métro et un Tesco Express au pied d'une des tours. C'est tout. Désert. Drôle d'impression. Il
  fait presque nuit mais pas encore. L'heure glauque. J'appelle Rakesh, l'Indien qui loue l'appart. On monte au cinquième. Ascenseur rutilant. Les tours sont plus ou moins neuves. Waouw. Rakesh est
  une bombe. Jeune trentenaire, petite barbe, vif, l'air intelligent. L'appartement est extra malgré la chambre un peu petite. Mais le quartier est horrible. Cela dit, j'essaye de faire comprendre à
  mon Israéllien que ça peut être une bonne expérience que de vivre dans une tour, dans un endroit pourri. Il ne me croit pas vraiment et me dit que je suis "double standard". Va comprendre. On
  repart et on s'engueule gentiment dans le métro face à une mère et sa mioche qui peut pas s'empêcher de nous dévisager d'un air bête. Il fait nuit cette fois. Maison. Hammersmith et le chez nous
  douillet. Gratin dauphinois et darnes de saumon. Plateau télé et verre de vin. Saw. Moui.<br>
  <br>
  La semaine d'art contemporain. Ma boîte organisait une party très sélect avec Vanity Fair. J'ai même pas pu y aller, invité par mon patron au restau avec le reste de mon départment. Six cents
  invités, un défilé ininterrompu de belles bagnoles et de taxis dans les rues du quartier, le champagne au milieu des oeuvres de la vente de vendredi. Belles fringues et money money. Là, au milieu
  des paires de jambes aux beaux talons aiguilles, le porc tatoué et empaillé de Wim Delvoye. Le regard amusé que ce porc porte sur ces gens, là accroupi au milieu de la galerie. Un pied-de-nez à ces
  riches qui se vautrent dans une fange à la douce odeur du caviar et la couleur Fancy d'un Dom Perignon rosé. Tchin tchin.<br>
  <br>
  La semaine d'avant, c'était ma vente, plus de cinq millions de livres sterling, et le vernissage de l'exposition Maharaja au Victoria &amp; Albert Museum. Nous étions invités. Gentry déguisée pour
  l'occasion. Magnifiques saris et pierres précieuses sur les poitrines des belles. Des plateaux de bouffe si grands qu'il fallait deux personnes déguisées en Indiens pour les porter. Raga
  traditionnel sous les grands lustres du hall d'entrée, soieries rouges et petite société londonienne policée, s'amusant de ce genre de mascarade. Je donne - malgré moi - mon numéro de téléphone à
  un décorateur qui vit à Beyrouth. La mauvaise idée, il m'appellera le lendemain pour aller déjeuner. Joli mec mais tellement tante. Je discute avec le business getter du départment Art Russe. Il me
  conseille de me faire des relations. La belle idée. Le décorateur m'a échaudé. Sans mauvais de jeu de mot.<br>
  <br>
  H., pourquoi t'as pas appelé?</span></span><br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/Wim-Delvoye--Last-Port.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="387"><br>
  Wim Delvoye (b. 1965)<br>
  <em>Last Port</em><br>
  taxidermied and tattooed pig<br>
  Executed in 2006<br>
  <a id="bt-enlarge-zoom" class="bt" name="bt-enlarge-zoom" href="javascript:ShowZoomImage('/LotFinderImages/D52509/D5250905')"><br></a> <!-- /details-content-layout-2 -->
  <div id="details-content-layout-1">
    <div class="detail-title-left">
      Price Realized<!--
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    </div>
    <ul class="estimate" style="clear: left;">
      <li class="primary">£109,250
      </li>
      <li>($177,859)
      </li>
      <li>
        <span style="font-family: Arial; font-size: 11px; color: #838384;">Price includes buyer's premium</span>
      </li>
    </ul>
    <div class="detail-title-left">
      Estimate
    </div><!--
<div class="clearer"></div>
-->
    <ul class="estimate" style="clear: left;">
      <li style="list-style: none">£50,000 - £70,000
      </li>
      <li>($81,400 - $113,960)
      </li>
    </ul>
  </div><br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Oct 2009 23:58:00 +0200</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-de-frieze-moi--37781373.html</guid>
                <category>Jour après jour</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-de-frieze-moi--37781373-comments.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[By Appointment to Her Majesty the Queen]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-37029552.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Dans le genre coming out en grand, celui-là était plutôt pas mal. Un an après avoir été embauché dans cette
  boîte, après avoir distillé au compte-goutte tout au long de l'année, à des personnes presque triées sur le volet, les informations importantes de ma vie privée, je suis tombé vendredi soir dans un
  guet-apens organisé par mon Israélien et ma collègue de boulot. Je n'avais évidemment rien vu venir avant de me retrouver parachuté au milieu d'une vingtaine de personnes - moitié de collègues et
  moitié de potes - dans un club de Soho. Choc d'importance, d'autant plus qu'aucun de ces deux mondes ne s'étaient jamais rencontrés. Au bout d'un an, je n'avais dit qu'à deux de mes collègues que
  je vivais avec un homme, un Israélien. Ces deux-là étaient de la partie, mais tous les autres, je ne leur avais rien dit. Alors oui, je pense que tout le monde au boulot savait déjà; que j'étais
  pédé. Je n'en fais pas vraiment mystère - surtout depuis que j'ai accroché le badge DIVA orange de l'expo Gay Icons à mon sac AA vert. Enfin, de la à retrouver tout le monde assis à m'attendre au
  Freedom. Il fallait voir mes yeux de merlan frit en découvrant leurs gueules une à une.<br>
  <br>
  Vendredi 2 octobre, c'était donc mon anniversaire. vers 16 heures, j'ai eu droit à une gentille carte de mes collègues avec une boîte de délicieux loukoums de chez Fortnum &amp; Mason. La carte
  était même signée par mon patron, W. Pas de gâteau, pas de bougies, pas d'effusion de bons sentiments, parfait quoi. Et moi de répéter que je n'étais pas un "birthday guy" de toute façon. La
  journée avance. Il est 19h00. Une réception prout prout pour la communauté indienne a lieu dans les grandes salles du premier étage. Intitulée <em>Education in India</em>, la soirée est organisée
  autour de l'ONG indienne Pratham. Je descends prendre une coupe de Veuve Cliquot, fait la connaissance d'une jeune trentenaire londonienne qui me mets littéralement le grappin dessus, mange trois
  canapés puis dit au revoir à mes collègues et m'échappe pour retrouver mon Israélien. Je pensais donc avoir droit à un diner romantique dans un bon restaurant pour mon anniversaire. Mon Israélien
  m'avait dit avoir réservé une table pour 21 heures avant quoi nous devions aller prendre un verre dans un bar. Je suis à 19h50 à Piccadilly circus où il m'attend. Il s'est acheté une jolie chemise
  noire. Soho. On passe le Village, tourne à gauche dans Wardour street. En terrasse du Freedom il y a une table de libre mais qu'un seul tabouret. On décide de rentrer à l'intérieur, il y a une
  table près de la fenêtre. Tiens, c'est marrant, il y a H., une copine de Yaron avec qui nous sommes allés voir un film en 3D il y a deux semaines. Tiens, c'est drôle, juste à côté d'elle il y a J.,
  du département Art Russe, à l'étage du dessus. Tiens, c'est bizarre, il y a aussi P. du départment Valuations, puis ma collègue K., puis J., M. le beau spécialiste d'art chinois, puis le ptit U.
  qui me draguait la dernière fois au bar straight. Waouw. Qu'est-ce qu'ils font tous là? Happy Birthday : tous en choeur. (parfois je me dis que je devrais donner des noms imaginaires plutôt que ces
  initialies à la con). Une bonne partie de mon petit monde londonien est là ce soir.<br>
  <br>
  C'est fou comme ce genre d'instant semble durer une éternité - celle qui faut pour comprendre ce qui se passe. Voir toutes ces têtes connues et faire le lien entre elles. Tout le monde a commencé à
  boire un peu, il n'y a que des&nbsp; gens plutôt heureux d'être là. C'est fou ça. tout ce monde rien que pour moi sans m'être rendu compte de rien. Bluffé par l'organisation de mon Hamoudi et de ma
  collègue spécialiste - qui à ce moment était encore empétrée dans la soirée prout prout pour la communauté indienne (avec dîner placé). Je n'avais rien vu venir. Donc ça y est, mes collègues savent
  tous que je partage ma vie avec un homme, qu'ils ont tous vus. C'est marrant, je me sens presque soulagé. Surtout que la soirée était plutôt réussie. J'ai beaucoup bu, ça a peut-être enjolivé les
  choses. On a quand même fini vers 2h30 après s'être arrêté dans un autre club. Au shadow lounge, encore, bondé.<br>
  <br>
  J'ai reçu comme cadeau une sorte de set de beauté d'un des plus vieux parfumeurs de Londres, fournisseur de la famille royale, by Appointment to Her Majesty the Queen, on ne peut plus anglais donc,
  D.R.Harris. Il y a même du baume à lèvres.</span><br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/By-appointment-to-her-majesty-the-Queen.gif" class="CtreTexte" width="300" height="284"></span>]]></description>
        <pubDate>Tue, 06 Oct 2009 00:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-37029552.html</guid>
                <category>Jour après jour</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-37029552-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Straight]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36554627.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Un club de Lower Regent Street. Larges ouvertures sur la rue, une bonne centaine de Britons endimanchés attend
  dans la queue. Le hasard fait que mon nom est sur une guest list. L'anniversaire d'un grand gars aperçu de loin, une fois, dans ma troupe d'Israéliens. On entre. Un endroit immense, verre, bois,
  trois floors. Je suis frappé par les gens qui sont là et qui n'ont rien à voir avec ceux de Soho, pourtant à 500 mètres. Il y a des filles, beaucoup de filles. Plutôt mieux habillées que l'Anglaise
  moyenne. Moins vulgaires. Un vrai côté salope, mais moins vulgaires. Il faut voir la taille des jupes. Mais vraiment bien sapées avec de beaux talons. Et moi, j'adore les chaussures. De toute
  façon, tout le monde est encore à peu près joli, il n'est que 22 heures, c'est encore tôt. Ca se remplit. Les mecs sont plutôt beaux aussi. Des bons hétéros, grands, musclés, sportifs, la mèche de
  côté, bien léchés pour l'occasion, la main sur la hanche de la poule d'à côté, l'air supérieur, dédaigneux, qui vous lancent des <em>Cheers mate !</em> à la moindre occasion, ahhh les beaux
  hétéros. Je viens de comprendre où je suis.<br>
  <br>
  <br></span></span>
  <div>
    <div>
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      </div>
    </div>
  </div><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
  <br>
  C'est un bar straight. Straight. Ca faisait longtemps que ça m'était arrivé. Les serveurs ne sont pas torses nus. Il n'y a pas de dancing pole ou de podium. Il y a de la vraie musique commerciale.
  En fait, il n'y a que des étudiants friqués, quelques jeunes cadres dynamiques et des touristes. Les filles dansent plutôt bien. Les hétéros eux sont un peu coinçés. Y en a même qui tapent dans
  leurs mains. Il n'y a rien de pire qu'un mec qui tape dans ses mains en dansant. Sans la musique on entendrait tous les petits cris poussés pour tenter de fredonner la chanson.<br>
  <br>
  Sous-sol. Des basses hautes comme moi. Boum. Toilettes et leur porteur de savon. Un garçon noir. Comme toujours. Boum. <em>Paris is much more expensive than London</em>, entendu en pissant.
  L'alcool commence à taper. U. me fait du gringue. Je danse avec deux ou trois filles. Mon Israélien est plutôt excité. Double vodka redbull à 11 pounds. Trois pounds de plus qu'à l'étage supérieur.
  La barmaid me dit que c'est à cause de la vodka que j'ai choisie. De la Finlandia. La plus cheap. On m'entube, sans doute. Lumière noire; les Forest hills fluorescentes sont du meilleur effet,
  façon panneau de signalisation routière. Petit jean slim. Chemise noire. Mon Israélien me demande si je vais enterrer quelqu'un. Il abuse, mes Adidas sont quand même vachement colorées. Minuit
  trente. On bouge. C'est pas un vrai club.<br>
  <br>
  On est sur la liste du Shadow Lounge. Encore The Shadow Lounge. F***. Il fait froid, j'ai mis mon keffieh. En fait, on est souvent au Shadow Lounge parce que le physio (ou le manager je sais pas
  bien) est israélien. TA connection. Il me zieute de haut en bas à chaque fois qu'on y va. Voyant mon keffieh, il me lance, ricanant, un "No Palestinians here". Je lui réponds en hébreu que j'ai
  froid. Quel con. Je lui demande son nom, toujours en hébreu. Trois sourires. Il a une gueule de tapette abîmée. Une gueule abîmée de tapette, je sais pas. Tapette, sans jugement de valeur,
  hein.<br>
  <br>
  Diego, libre dans sa tête (Putain, le cd de France Gall qui tourne j'en peux plus là); une de ses belles chansons.<br>
  <br>
  La fosse du Shadow. Des pédés, un environnement plus familier, un mec en kilt. Miam les kilts. J'ai soif mais mon Israélien est fatigué. On rentre. On se prend le chou dans les escaliers pour une
  histoire de main baladeuse. Il s'est persuadé que j'ai mis la main au paquet d'U. après lui avoir dit au revoir. Chose que je n'ai pas faite, évidemment. Mais c'est fou ce qu'il a le don pour
  sentir les choses. U. a passé une bonne partie de la soirée à ma dragouiller et j'aime plutôt bien me faire dragouiller. Bref. On sort. Bah tiens, justement. On croise un ancien plan d'U., Alberto
  je crois. Bonjour bonjour. On file. Le bus 94. <em>Ninety-four to Acton Green</em>. Une grosse Anglaise gueule soudainement comme un putois. Elle voulait descendre à un arrêt de bus qui a été
  récemment supprimé. Je m'endors. On a faim. Poulet au lait de coco. C'est les restes. La bouteille de vodka traine ouverte. Je l'ai finie avant de partir en soirée. La semaine prochaine il y a une
  SupermartXe. Sorte de méga party gay aux mises en scènes assez extraordinaire. Thème <em>Under the Water</em> pour celle du 3 octobre.<br>
  <br>
  J'ai enfin décidé de reprendre la boxe. J'ai racheté des gants cet après-midi. J'ai toujours mon short de boxe thaï noir et or. Carrément Ong Bak au rabais mais bon...<br>
  <br></span></span>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 220px;">
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    </div>
  </div><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
  <br></span></span>]]></description>
        <pubDate>Sat, 26 Sep 2009 20:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36554627.html</guid>
                <category>Jour après jour</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36554627-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[An Islamic cocktail]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36479087.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Tout le petit gratin des arts islamiques est réuni à la School of Oriental and African Studies (SOAS) pendant
  trois jours pour un série de conférences sur l'art mamelouk. Evidemment, ça ne botte pas tout le monde mais c'est un grand événement dans le milieu. Le dernier colloque sur le même sujet, c'était
  en 1981 à Washington. Voilà. Donc, tout le gratin est là: moi, bien entendu, et mes collègues, la "competition" (métaphore pour désigner Sy's), les conservateurs des grands musées du monde, les
  chercheurs à la pointe du sujet et les éternelles alouettes londoniennes qui ont dû publier un article une fois - avant 1981 - et sont toujours de ces réunions à SOAS ou à la Royal Asiatic Society,
  plus pour le cocktail que le contenu de la conférence. Vieux monsieurs d'un autre siècle, vieilles Anglaises fleuries au parler chevrotant, emmerdeurs de premier ordre ou étudiants fauchés. Le
  sujet peu donc paraître obscur mais il y a toujours du monde. D'aucun diront que c'est là le miracle londonien qui s'opère: une société de gens passionés, aux origines et parcours aussi variés
  qu'intéressants, toujours à l'avant-garde, curieux et participatifs.<br>
  <br>
  Hier soir donc, le cocktail d'ouverture de la conférence. Le mécène de l'événement, Khalili, propriétaire de la collection du même nom et milliardaire, était là. A jolly guy, plutôt sympathique, le
  teint hâlé (c'est un juif iranien), les cheveux gominés peignés en arrière, les lunettes en écaille profilées sur son agréable visage de vieux beau, classieux. Classe, même. Il finance une partie
  des activités de SOAS et l'amphithéâtre où se déroulent les conférences porte son nom. Discours inaugural donné par le conservateur de sa collection, un Anglais aussi vieux que Mathusalem. Une
  naissance probablement pré-Première guerre mondiale, ne finissant pas ses phrases. Qu'il les finisse ne leurs donnait pas plus de sens d'ailleurs. J'ai voulu mettre ça sur ma compréhension moins
  facile de son accent victorien; mais non, ma collègue elle aussi y perdait son arabe. Peu importe, Monsieur, votre discours était douloureux. Tellement que la fraîche conservatrice du musée du
  Louvre en arrêtait pas de souffler, se retourner, de piaffer et de m'attraper le bras vers la fin de la séance pour me dire: "J'espère que nous n'étions pas aussi ennuyeux!" (c'était mon professeur
  à l'école du Louvre il y a quelques années). Je lui ai répondu que je ne portais pas de jugements de valeur avant de me retourner vers ma collègue pour lui glisser à l'oreille un "she's a pest".
  Mais on l'aime bien quand même.<br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/egypte/l--iwan-principal-de-la-mosqua-e-du-sultan-hassan.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="375"><br>
  <br>
  Revenons au cocktail. Il y a du vin, c'est bien. Des tout petit petit-fours. Des catalogues de la collection Khalili sont offerts - une version en anglais et une version en arabe. Je discute avec
  une connaissance qui en prend deux pour ses cadeaux de Noël. Il faut dire que c'est près de 250 pages avec illustrations couleurs et jolie couverture bleue et or. Au moins 30 ou 40 pounds dans
  toutes les bonnes librairies. On (ma collègue et moi) évolue dans la foule un peu compacte. Vite un verre à la main. Le spécialiste de Sy's fait attention à bien nous éviter. Depuis la loi
  antitrust, on a pas vraiment le droit de se parler. Mais la politesse veut qu'on se salue quand même - lorsqu'on est obligé. Puis c'est toujours drôle parce qu'on dirait que ça leur arrache la
  gueule de nous dire bonjour. Ce qui donne des moments à peu près toujours horribles. Il nous évite donc une première fois, pas vraiment élégamment, tournant le dos devant nous. Un peu plus tard, il
  réapparait parlant à une vieille dame qui nous reconnaît et a la bonne idée de s'approcher pour nous saluer. Pris au piège de la vieille dame, il est obligé de se rendre à l'évidence: nous sommes
  là. C'était le début d'un court mais pénible moment. Le genre de moments qui semblent durer une éternité. Moi, avec le bruit du cocktail, je n'entendais rien de ce qu'il disait. La vieille dame ne
  faisait aucun effort nous plus pour être audible. On attaque en premier, lui sortant un "congratulations for your catalogue" qu'il n'entend pas ! Ils ont d'ailleurs un catalogue plutôt moyen pour
  cette vente. Deux minutes plus tard, il nous sort un "congratulations for your catalogue" auquel ma collègue répond un "thank you, and you" absolument dénué de conviction. Moi, je n'ai pas dit un
  mot, ne sachant pas quoi dire. J'ai juste fait en sorte de vider mon verre un peu vite pour aller me resservir. Et au moment de dire au revoir, il n'entend pas notre good bye - ou fait mine de ne
  pas l'entendre. Bref. Je discute à droite à gauche. Une étudiante bavarde. Une consultante irakienne. Un bel hétéro chercheur au Caire qui me fait des sourires. Mon ancienne prof. Le collectionneur
  milliardaire. Les bouts de halloumi qui sont froids et difficiles à mâcher. Le cocktail se vide assez vite. Le bel hétéro m'échappe rapidement, invité au dîner des speakers - il donne une lecture
  samedi matin sur les différentes fonctions de la mosquée mamelouke.<br>
  <br>
  Retour à la maison, un peu saoûl après deux verres de vin et pratiquement rien à manger. En retournant à SOAS aujourd'hui, je me rends compte que le collectionneur a son buste en bronze à l'entrée
  de l'amphithéâtre. Je trouve que ça fait mégalo d'avoir un buste de soi quand on est encore vivant. Une extraordinaire lecture sur la datation des lampes de mosquée émaillées. J'achète deux livres
  à la librairie, dont l'Orientalisme d'Edward Saïd que je n'ai jamais lu (honte à moi). Me revoilà à la maison. Je regarde <em>Alone in the Wild</em>, une télé-réalité sur un mec complètement seul
  largué au milieu du Yukon sans rien pendant 3 mois. Du Koh Lantah sans le soleil, les connasses et Denis Brogniart. Il ne réussira à survivre que 6 semaines avant de déclencher sa balise de
  secours. Il pleurait tout le temps, parlait aux insectes et pour seule viande à bouffer en six semaines n'avait trouvé que deux porcs-épics. Il avait surtout un rythme cardiaque descendu en dessous
  de 30 bpm. L'émission s'achève sur des paroles plutôt belles, en fait. <em>The wild doesn't care if you're hungry. The wild doesn't care if you're alone. The wild doesn't care if you're here. It's
  just the wild. The wild.</em> Les trois émissions qu'ils ont pu tirer des six semaines étaient d'ailleurs assez terrifiantes. Les jolis lacs et les jolis sapins, les karibus et les papillons ça va
  un instant. C'était plutôt Blair Witch au Yukon.<br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/egypte/mausola-e-d--al-faraj-ibn-barquq.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="375"><br>
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  <br></span></span>]]></description>
        <pubDate>Thu, 24 Sep 2009 20:19:00 +0200</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36479087.html</guid>
                <category>Jour après jour</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36479087-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[West End, the red paper lanterns and the fluorescent Forest Hills; gazing at my own Anish Kapoor reflection]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36300829.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Trafalgar-Square.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Red-Paper-Lanterns--Chinatown.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Street-Painter.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="346"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Chinatown.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Piccadilly--Lovers.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Blue-gate--To-Let.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Piccadilly--crossing.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/White-Fierce-Poodle.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Piccadilly--crossing-2.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Anglo-Italian-Red--the-Beckhams.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="346"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Piccadilly--arrow.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Tourists--20-cents.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="345"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Anish-Kapoor-s-Bubbles.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Fluorescent-Forest-Hills--Vintage.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Anish-Kapoor-Bubbles-column.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/France.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/Great-Britain/Reflection.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="335"><br>
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  <br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 20 Sep 2009 16:17:00 +0200</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36300829.html</guid>
                <category>Art</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36300829-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Popeye in England]]></title>
        <link>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36082474.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">"Mrs Kilman [...] was poor, moreover; degradingly poor". Elle est là l'Angleterre snob, dans la bouche de
  Clarissa Dalloway. Mrs Kilman est pauvre et s'en est déshonorant. Clarissa Dalloway, l'héroïne de Virginia Woolf est une <em>snob</em>. "She came from the most worthless of all classes - the rich,
  with a smattering of culture. They had expensive things everywhere; pictures, carpets, lots of servants". J'adore ce passage sans concession sur cette femme qui s'ennuie, qui organise des soirées
  pour oublier qu'elle rate sa vie. Mrs Dalloway, à lire.&nbsp;<br>
  <br>
  J'étais hier voir la petite exposition de la <a href="http://www.serpentinegallery.org/2008/06/jeff_koons_popeye_series2_july.html" target="_blank"><em>Popeye</em> series</a> de Jeff Koons à la
  <a href="http://www.serpentinegallery.org/index.html" target="_blank">Serpentine Gallery</a>. Beaucoup de monde dans de petites salles. C'était gratuit. J'ai été plus impressionné par le pavillon
  de Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa de l'agence SANAA à l'entrée de la galerie. Une sorte de auvent en aluminium sur pilotis dans lequel on peut se voir marcher, une surface plane réflechissante en
  lévitation. Etrange. accompagné d'un beau brun, on se regarde dans le plafond. Après, bon, Jeff Koons, c'est des homards, des singes et des bouées pour bébés. J'avoue avoir été bluffé par la
  technique. Et encore, en étant sympa. Alors oui, il y a un grand texte à l'entrée expliquant le concept de ces médias mixtes. Et encore, je ne l'ai pas lu en entier parce qu'un grand con s'est mis
  devant moi. Impossible d'avoir un angle de vue dégagé. Dégagez!&nbsp; Jouets gonflables confrontés aux objets du quotidien, démesurés et encagés, suspendus à des chaînes de chantier rouges, en
  équilibre sur une poubelle, transpercés par une chaise, crochetés au plafond. Aluminium, acier et bois. Et peinture; qui devient presque matériau elle-même puisque cet aluminium peint se mue en
  cette espèce de plastique de bouée de bain. Différences indétectables entre le plastique et l'alu. Couleurs acidulées. Enervant. On nous en fout plein la vue. Y en a marre. Mais cette
  <em>Popeye</em> series sent plus le marshmallow que le souffre. Ca sent même pas le cul. Alors oui, c'est joli mais c'est bon pour le jardin d'enfants. Riches. J'ai même pas acheté le catalogue.
  Vingt livres pour une une vingtaine d'oeuvres. Merci.<br>
  <br>
  Je rentre fatigué. La soupe de légumes. C'est l'automne ici. Il fait froid. J'ai remis le keffieh pour la première fois.<br>
  <br></span></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 8pt;"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/43/69/52/madonna---confessions-tour---bercy-/Jeff-Koons--Acrobat.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="400"></span></span></span><br>
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Jeff Koons</span></span><br>
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Acrobat</em> 2003–09</span></span><br>
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Polychromed aluminium,</span></span><br>
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">galvanised steel, wood and straw</span></span><br>
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">228.9 x 148 x 64.8 cm</span></span><br>
    <span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bill Bell Collection</span></span><br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 14 Sep 2009 23:04:00 +0200</pubDate>        <guid >http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36082474.html</guid>
                <category>Art</category>        <comments>http://loreillecannibale.over-blog.com/article-36082474-6.html#c</comments>                    </item>
  
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